Tracteur à hélice
Mercredi six juin deux mille sept. Vingt-trois heures cinquante-trois. Plusieurs jours vaincus, figés dans leur sang, malgré la chaleur presque oppressante. Au Pakistan, il fait plus de cinquante degrés. Relativiser? Rien de bien nouveau. Pas d'anecdote. Mal au ventre. Attente.
Dimanche dernier, trois juin deux mille sept, après un repas en famille, sans avoir fêté les mères (est-elle due à Pétain, comme j'en suis persuadé?), partie d'Earthdawn à Massy. Mon guerrier ork vient de passer au second niveau, après une quarantaine d'heures de jeu. Ambiance popcorn.
Lundi quatre juin, légumage devant le tennis. J'ai lu "Asiles de fou", de Régis Jauffray, monologue schizophrène sur la rupture amoureuse. Intéressant. Dans la foulée, j'ai commencé "The well of lost plots", de Jasper Fforde, troisième volet des aventures de Thursday Next, détective littéraire. Le soir, passage chez Ramethep pour descendre des bières en refaisant le monde. Retour vers quatre heures du matin, une heure et demie de marche, premier métro.
Le mardi cinq juin, ayant dormi un peu moins de trois heures, j'ai rejoint le Sultan et deux amis dans un restaurant pakistanais, pour nous repaître des spécialités locales. Plaisante compagnie. Dans la foulée, séance de shopping dans le quartier latin, je m'en suis tiré pour moins de dix euros. Fin de mon budget livres pour le mois en cours. Vertige nous rejoint sur place. Le Sultan s'est acheté des méthodes d'espagnol, il doit partir au Mexique prêcher la bonne parole à ces sauvages. Rapatriement chez Ramethep, déjà vu, bières, discussions. Tacos trop salés. Pizzas. Fin de mon budget nourriture du mois. Retour en métro.
Aujourd'hui, rien à signaler. Repos. Attente. Comatage devant la télé, il y avait du tennis. Plus que quatre jours, et je serai délivré. Aigreurs d'estomac. Un pastis de trop, et je dois arrêter le gratin de carottes après minuit. Je viens de commencer "Cette aveuglante absence de lumière", de Tahar Ben Jelloun, roman saisissant inspiré d'un séjour au bagne (pas autobiographique, a priori). Difficile de poser ce livre, il est peu probable qu'il survive à la nuit.
Programme de la soirée: ne pas vomir. Ne pas mourir de chaud. Me retirer dans un coin et attendre que ça passe. Finir le Ben Jelloun, trouver quelque chose d'autre à lire. Essayer de tenir le plus tard possible demain matin, malgré les journées caniculaires. Ma chambre est imbriquée dans un toit en ardoise, il fait facilement cinq à dix degrés de plus qu'au dehors, sans un pet de vent. Demain, même programme. Aller au cinéma si j'en trouve la force? Vivement les vacances.
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