Cotillons, serpentins
Vendredi premier juin deux mille sept. Une heure quarante-cinq du matin. Pas grand chose de neuf depuis hier. J'ai surtout besoin de consigner mes impressions immortelles sur les films subis hier, sinon je risque de les oublier à jamais.
Hier, donc. Jeudi trente-et-un mai. J'ai profité de la nullité ambiante pour mettre les bouts. Trop de tennis, pas assez de soleil. Direction le cinéma, le temps passe plus vite dans les salles obscures. Plutôt que d'aller voir les films prédéfinis, j'ai opté pour deux thrillers de bas étage, "Eighty-eight minutes", avec Al Pacino, du muscle, une intrigue épaisse comme mon expérience professionnelle, des révélations finales téléphonées à des années-lumière, un rythme rapide, sans ennui; "UV", Jacques Dutronc au bord de la mer, des richards confrontés à leurs problèmes existentiels, une brune anorexique et une blonde à croquer, mais sans talent, un playboy bodybuildé dans une piscine, de mystérieux secrets venus du fond des âges.
Dans la foulée, soupe de nouilles avec Edriwing, séance de tutorat pour déclarer ses revenus (je le ferai dans deux semaines, si j'y pense, merci internet), puis comatage devant une vidéo, "Shall we dance?", Richard Gere en valseur, des sentiments faciles, parfait pour s'endormir devant. Je suis resté sur place, retour vers midi, après avoir lu des numéros en retard des X-Men.
Lecture, sieste, légumage devant le tennis. Partie de scrabble avec ma mère, repas de famille. Thé chez ma tante, pas de boggle. Programme de la soirée: lecture. Je tente sans grand succès de me passionner pour "Flare", qui tourne au catalogue des destinées individuelles. Dans un roman, j'aime bien quand les trames se recoupent, quand les personnages se rencontrent et interagissent. Un peu déçu, et je peine à finir. Un peu hâte de passer à d'autres romans, ça n'est pas ça qui manque. Ne rien commander en ligne. Préserver mes cinquante euros du mois, nonante jours avant implosion.
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