L'enfer, c'est les gaufres

Publié le par Paraph


    Jeudi trente-et-un mai deux mille sept. Midi onze du matin. Insérer des considérations sur la météo. Dresser un bilan général des dernières journées. Peu de lecture, beaucoup de glande. Ai passé du temps au cinéma. La révolution est en marche, j'ai consciemment manqué le départ. Les lendemains qui chantent, c'est bien gentil, mais il y en a qui aimeraient dormir, ici.

    Dimanche dernier, partie d'Earthdawn. Combat épique contre la pie-qui-chante. Lundi, première journée de comatage devant le tennis aquatique. Le soir, séance de cinéma avec Vertige, "Zodiac", thriller documentaire bien monté. Je suis rentré en bus de nuit, le film finissait à une heure du matin. J'ai trouvé un cinéma très pratique, à une heure à pied de chez moi, et si j'ai de la chance, le bus de nuit passe me prendre en sortant de la salle.

    Mardi vingt-neuf mai, après une partie de scrabble remportée haut-la-main, je suis allé perdre mon temps chez Ramethep, très occupé ces dernières semaines. Vidéos d'action, "Attack force", Steven Seagal contre des vampires junkies bien déterminés à placer Bastia dans la banlieue de Bordeaux, et "El corazon del guerrero", film espagnol (étonnant, vu le titre) qui démontre, avec éloquence, les dangers du jeu de rôles. Avec l'acteur de "Torrente" dans le rôle de l'enchanteur/chef de secte. Et puis dans la foulée, séance de cinéma, "La faille", Antony Hopkins contre un avocat. Retour en bus de nuit. J'ai même deux lignes qui passent près de chez moi. Quel luxe.

    Hier, mercredi trente mai. Il pleuvait moins, le tennis a duré longtemps. J'ai regardé la télévision d'un œil distrait, tout en lisant d'un œil distrait. Mes yeux distraits ont fini par se lasser du spectacle, je suis allé au cinéma. J'avais joué au scrabble, avant, etc. Choisi un peu au hasard, "Une vieille maîtresse", film historique en costumes mou du genou. D'après un roman de Barbey d'Aurevilly. Mise en scène statique, acteurs soporifiques, décors somptueux. Asia Argento à poil.

    Côté lecture, j'en ai fini avec "Mèmed le mince", roman turc des années cinquante. Tourmenté par un zamindar local, le jeune paysan s'enfuit avec son amie d'enfance. La société les punit. Dépité, Mèmed prend le maquis, devient le roi des brigands, tue son bourreau, voit mourir sa femme et fait adopter son enfant. Il reviendra dans de nouvelles aventures, l'auteur en a apparemment écrit des tartines, dont une bonne partie semble traduite. "Flare", de Zelazny et Thomas, roman de science-fiction très lent à démarrer. Une histoire d'anomalie solaire qui va bouleverser l'expansion humaine dans le système.

    Programme de la journée: belote, et rebelote. Tennis télévisuel, avec des chips. Un livre sous la main, pas assez passionnant pour m'y absorber. Dans l'après-midi, si je parviens à m'arracher à ma stase, aller au cinéma. Dans mon colimateur, "Spider-Man III" et le nouveau film avec Christophe Lambert. Ou n'importe quel film, tiens. C'est joli, ça bouge, ça occupe. Le soir, si les astres demeurent alignés, jeu de société, ou poker, chez Edriwing. Rien de bien folichon, donc.

 

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Publié dans schopenhauer

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