Les Six Gares du Pharaon

Publié le par Paraph


    Mardi vingt-deux mai deux mille sept. Vingt heures cinquante-neuf. De retour d'un week-end à Nancy. Sinatra n'y était pas, mais j'ai trouvé la ville assez intéressante. Un tramway monorail, le rail ne sert à rien. Des monuments historiques à tous les coins de rue. Des bâtiments Art Nouveau, la ville en est le berceau. Dans l'ensemble, un peu l'impression de se promener dans un décor de western, toujours les mêmes deux ou trois grandes rues, interminables, entrecoupées d'allées obscures. Un morceau de Californie dans un roman policier allemand du dix-neuvième.

    Tonga supporte de mieux en mieux son exil, surtout depuis qu'il le partage avec la Souris. Comme elle passe ses journées à l'office du tourisme, elle a pu me faire des remarques constructives sur l'histoire de la ville, les monuments à regarder d'un air distrait, les rues dans lesquelles déambuler, les places où buller en regardant les matches de horse-ball ou le festival international de chant choral. J'ai trop mangé, excès sur excès, dont une orgie dans un restaurant à thème fromager.

    Nancy est une ville où il fait bon vivre. Ils ont des bières belges, y compris dans les pubs du centre-ville historique criard, une vraie pièce montée, et dans les superettes, y compris des cannettes que je n'avais jamais vues ailleurs. Et de la Colomba, une bière corse que je n'avais jamais vue que dans un magasin spécialisé sur Paris. La Lorraine est, semble-t-il, un pays où la bière demeure une tradition, au point d'importer les bons crus d'ailleurs.

    La cohabitation a été plutôt facile, malgré l'état de mes finances, qui me changent vite en sangsue, et l'exiguïté du canapé-lit, quotidiennement converti en zone de travail où Tonga corrigeait ses copies. Pythagore le moustique n'a pas survécu à ma botte fasciste, mais a eu le temps de me piquer aux phalanges fourriéristes. J'en tressaille encore.

    Depuis deux jours, j'ai consacré l'essentiel de mon temps à lire. J'ai tout d'abord achevé "Royal assassin", de Robin Hobb, deuxième volet de la Farseer Trilogy, puis entamé "Assassin's quest", troisième et dernière partie du même cycle. Je crois que je vais faire une pause avant d'attaquer la seconde trilogie. J'ai encore un ou deux romans chiants en chantier, et tout un tas de trucs intéressants qui me narguent.

    Programme de la soirée: avancer dans ma lecture. Dormir tôt, avant trois heures. Demain, décider à quelle heure j'irai au cinéma. Je dois absolument perdre mon temps en allant au cinéma. Je paie assez cher pour ça. Encore deux à trois semaines avant les résultats de mon concours. Examens d'estonien dans dix jours. Et j'ai battu ma mère au scrabble, malgré beaucoup de compassion. La France a un nouveau président, il est laid.

 

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Publié dans schopenhauer

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S
Bon ben alors merci.
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A
Ah, si si le rail sert à quelque chose ! Au moins à avertir qu'il y a un tramway, pour ne pas surprendre les piétons. Sinon, je poste un commentaire pour dire que j'aime bien le commentaire de Staner (ça ne veut pas dire que j'aime moins l'article que le commentaire, hein.)
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S
J'ai mis très longtemps a accepter de ne plus lire des livres chiants.Avant je me disais qu'il fallait absolument que je lise tel ou tel livre pour avoir un semblant de culture ou de je ne sais quoi. Ou de me croire de l'intêret pour un sujet quelconque ou une thématique qui m'est étrangère.Maintenant j'essaye de me concentrer sur les livres qui sont sensés m'interresser ou me divertir. Mais comme je n'aime pas être cantonné dans un genre particulier, régulièrement je tente ma chance sur des "nouveautés" et comme j'ai horreur d'abandonner un livre avant de l'avoir terminé; vous l'avez compris, je continue de lire des bouquins chiants.Mais au moins j'ai (parfois) l'excuse de l'ignorance ...
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