Rayon fromagerie
Jeudi trois mai deux mille sept. Minuit cinquante-sept. La fatigue me submerge. C'est une bonne chose, parce que je n'ai rien fait pour, et je doute fort que le sommeil en fasse autant. Journée casanière. Pas mis le nez dehors.
Il faisait beau, pourtant. Sans doute chaud. Un franc soleil. J'ai remarqué que pendant mon absence, et comme tous les ans, les arbres qui me cachent, au printemps et en été, une partie de l'horizon, ont à peu près achevé leur feuillaison. Je puis de nouveau me promener nu, sans craindre choquer mes vis-à-vis. Mais les satellites espions chinois nous observent, restons prudents.
J'ai bu deux tasses de thé, terminé le cycle romanesque de Moberg, et entamé "Darwinia". Uchronie de bonne facture. Robert Charles Wilson a récemment publié "Spin", que j'ai lu l'an dernier. Je viens d'apprendre qu'une suite devait paraître le mois prochain. Joie. Joué au scrabble avec ma mère. J'ai gagné.
J'ai entassé mes livres d'une autre façon, ça m'a permis de gagner de la place. J'ai pu mettre les ouvrages déjà lus dans un coin, empilés sans ménagement, retrouver les suites des cycles en cours de lecture, et isoler des trucs à prêter à ma tante. Je la vois demain soir, pour jouer au boggle.
Programme de la soirée: me brosser les dents. Je le fais tous les soirs, mais là, j'avais envie d'en parler. Tant que j'en ai encore. Lire quelques pages de "Darwinia", sombrer dans un profond sommeil, dormir tard. Demain, me traîner à la fac pour le dernier cours de l'année, estonien et histoire de l'Estonie. Si je n'avais pas les polycopiés à récupérer, je n'irais peut-être pas. Murf.
Publicité