Découverte d'un fil

Publié le par Paraph


    Mercredi deux mai deux mille sept. Vingt-et-une heures cinquante-et-une minutes. Retour d'une semaine de vacances, à Lyon, chez mon frère. J'ai passé mes journées à lire, fréquenter la famille et les amis, dormir quand l'envie m'en prenait. Bon accueil. J'en ai profité pour regarder les vingt premiers épisodes de la série "Heroes", qui m'a rappelé mes lectures de jeunesse, tout en me laissant la même impression désagréable que toutes les séries actuelles. Trop de suspense, de rebondissements et de bonshommes pendus aux falaises dans la dernière scène d'un épisode. Mais j'attends la suite. Donc ça marche.

    Peu de temps avant mon départ en vacances, j'ai assisté à mon avant-dernier cours de l'année. Après-demain, je devrais récupérer des polycopiés très utiles pour préparer mes examens d'estonien, qui devraient tomber d'ici une dizaine de jours. Je suis bien entendu tout à fait déconnecté de l'estonien, je mélange les quatorze cas, leurs noms et les différents types de construction syntaxique. Mais, bon. Dans le pire des cas, j'échouerai lamentablement. Pas bien grave.

    Côté lecture, j'ai terminé le Hankell, qui m'a séduit. J'ai résolu de me faire toute la série, en reprenant depuis le début. Dans plusieurs mois, quand j'aurai du pouvoir d'achat. J'ai enchaîné avec "Casting fortune", de John M. Ford, délicieux. Et j'ai profité d'une semaine au vert pour enfourner "The system of the world", de Neal Stephenson, dernier volume du Baroque Cycle. Colossal, tant par ses dimensions que par son ambition. Isaac Newton comme vous ne l'aviez jamais vu. Du coup, je me demande ce qu'a pu faire Stephenson depuis trois ans qu'il a publié cette trilogie monumentale. Dormi, sans doute; rêvé, avec de la chance.

    Le retour parmi les miens s'est plutôt bien passé. Ma sœur semble mieux gérer ses humeurs. Gageons qu'avec l'imminence du baccalauréat, elle se liquéfiera et perdra tous ses moyens. Elle devrait réussir haut la main, je lui fais confiance, ce qui n'est, hélas, pas son cas. Une mère un peu trop prompte à vouloir tout ranger, un père de bonne humeur, mais qui prend plaisir à me rabaisser. Rien n'a donc vraiment changé. Mais je saurai m'en accomoder. Plus que cent-vingt-deux jours avant implosion.

    Programme de la soirée: ignorer les débats télévisés, pour aller lire dans mon coin. En chantier, le cinquième et dernier tome de "La saga des migrants", de Vilhelm Moberg. Toujours l'histoire d'une famille de paysans suédois partis vivre en Amérique, au milieu du dix-neuvième siècle. Dans la ligne temporelle, ils en sont au début de la Guerre de Sécession. Le héros ne peut pas combattre, il a une jambe abîmée. Si je ne dors pas tôt, entamer "Darwinia", de Robert Charles Wilson, que j'ai emmené deux fois en vacances, sans avoir le temps de le lire. Cette fois-ci, son compte est bon.

 

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Publié dans schopenhauer

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L
Je suis en train de les écumer les "heroes"J'aime bien
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