El Major Phacochère et ses Pingouins Volants
Jeudi dix-neuf avril deux mille sept. Dix-sept heures treize. Troisième journée d'épreuves pour l'agrégation externe d'anglais. Que dire? Que voilà une année merveilleusement perdue, à courir après des moutons. Ce matin, épreuve de linguistique. Après avoir passé une partie de la nuit à me promener dans des labyrinthes en flash au lieu de réviser mon alphabet phonétique international, j'ai finalement réussi à dormir trois ou quatre heures.
Je suis resté quatre heures et demie à plancher sur un point de grammaire abscons, pour m'apercevoir au final que mes vingt-cinq pages en comportaient au moins douze de hors-sujet total, puisqu'ayant oublié ce qu'était au juste une anaphore, j'ai opté pour un inventaire de toutes les postpositions (quarante-six selon mon recensement laborieux). Bon. Il me reste la traduction demain, et j'en serai débarassé. Vivement les vacances.
Programme de la journée: éviter de faire la sieste, ça m'a joué des tours hier. Décoller de mon écran. Je suis en train de regarder en boucle la vidéo de "Wuthering heights", de Kate Bush, dont je suis bien évidemment tombé amoureux. Lire ce qui me tombera sous la main, la fin du Poulpe en cours, puis "The green mile", de Stephen King, il paraît que c'est intéressant, ou distrayant. Dormir tôt, dormir longtemps, ne pas me poser de question existentielle, et tout ira bien. Dernière ligne droite, brûle, mon cosmos.
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