Le soleil nu sur ma rétine
Mardi dix-sept avril deux mille sept. Vingt heures douze. Aujourd'hui, première épreuve de l'agrégation d'anglais. Dissertation en français, sept heures sur la dévolution. Bilan mitigé. Je connaissais peu de choses, j'ai tartiné, sans grande conviction, vingt-quatre pages, en un peu plus de quatre heures, et je suis parti me promener. Il faisait beau.
A Montparnasse, j'ai rejoint un pote pour une toile. "Sunshine", excellent film de science-fiction, réalisé par Danny Boyle, écrit par Alex Garland (un très bon romancier, hélas trop occupé à faire de bons films pour produire de nouvelles œuvres), avec une musique d'Underworld. Quelques clichés, élégamment contournés par l'équipe.
Je suis rentré à pied. Six ou sept kilomètres, j'ai dû en parcourir douze dans la journée. J'ai oublié de préciser qu'hier, pour mieux préparer mon concours, j'ai passé six heures à regarder l'adaptation BBC, diffusée en mille neuf-cent quatre-vingt-quinze, de "Pride and prejudice", d'après Jane Austen. Superbe adaptation, bon casting, jolis décors. Et ça m'aura évité d'avoir à relire le livre.
Programme de la soirée: avoir des courbatures. Lire. J'ai moins de deux heures avant de finir "Creation", je compte m'enfiler un Poulpe et enchaîner avec un truc en anglais, pour muscler mes neurones d'ici demain. Six heures à plancher sur le programme de littérature, commentaire de texte en anglais. Je devrais davantage m'en sortir, sauf si je tombe sur une œuvre inconnue, et encore. Toujours pas lu "The scarlet letter", mais le Sultan m'a résumé l'essentiel.
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