Vice-amiral des pangolins
Jeudi vingt-deux février deux mille sept. Treize heures cinquante. Je me porte sur mes deux jambes, comme un charme et sous un olivier. Rentré hier d'un voyage au pays du cinéma, des siestes au soleil froid et de la quancoillote, je suis heureux d'être de retour sur mes terres, où les braconneurs s'en sont donné à cœur joie. Mais je les attends au tournant. J'ai vu une quarantaine de films, un peu moins mais à peine, et je suis prêt à remettre ça l'an prochain, pour peu qu'on m'en laisse l'opportunité.
Peu dormi, plus ou moins encadré le groupe d'étudiants ayant fait le déplacement, j'ai jonglé avec les chambres d'hôtel, mangé des betteraves et appris à admirer mon prochain, voire ma prochaine, protubérances mammaires incluses, pour ne pas manquer de surseoir à la règle. Ou le contraire. Pas tout à fait certain du sens à donner au mot "surseoir", il faudra que je vérifie.
Dans l'avenir immédiat, j'entre en phase de sommeil profond, le temps de régénérer mes organes atrophiés au contact des radiations Gamma émises par de lointains quasars. A moins que je ne m'emmêle les pinceaux en pensant aux casoars, qui sont de sympathiques volatiles prompts à la débauche. Le monde a besoin d'eux, ou besoin d'eau, tout dépend d'où on se situe dans l'échelle des peintres accrochés au plafond.
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