Ni oui, Ninon de Lanclos

Publié le par Paraph


    Jeudi huit février deux mille sept. Dix-huit heures cinquante-sept. Diantre. Le temps passe à une vitesse inédite. Sans doute un effet de ce long plateau qui s'étend à présent, jusqu'à la vieillesse qui m'attend au tournant, si tout le mal que je me souhaite est appelé à se traduire par des effets concrets, à l'horizon des années deux mille cinquante. Dans l'intervalle, les jours s'écoulent, je m'occupe comme je peux et je ne m'en fais pas trop. Environ deux cents jours avant implosion, j'en ai perdu le fil exact.

    Lundi dernier, nous étions le cinq février, mon père a eu cinquante-neuf ans. Dans un an, il prendra sa retraite et me jettera à la rue si je n'ai pas encore pris mon envol. Enfin, peut-être pas de façon aussi brutale, mais c'est l'idée. Et je ne saurais lui donner tort, il va être temps que j'apprenne à me soumettre à l'esclavage obligatoire promu par notre société. Mais je m'égare. Lundi, je n'ai rien fait de bien concret. Vers dix-huit heures, j'ai pris mon vélo pour filer chez Ramethep. Nous avons regardé les aventures d'une super-héroïne des Philippines, grossier clône de Wonder Woman. Et je suis rentré sous la pluie, toujours à bicylette, vers deux ou quatre heures du matin.

    Mardi six février, je n'ai pas bougé. J'étais sans doute un peu malade, j'en ai profité pour rester lire. J'ai terminé "The man with a thousand names" d'A.E. Van Vogt, de la science-fiction de qualité standard. J'ai lu "Le cocher" de Selma Lagerlöf, repris et terminé "Changing places" de David Lodge, et me suis attaqué à "Korsakov" d'Eric Fottorino, sur lequel je suis toujours.

    Hier, mercredi sept février, j'ai passé huit heures dans un stade, à regarder du tennis féminin, pour lequel Impala m'avait gracieusement donné des places, sachant que j'apprécie ce type de spectacle. J'ai été servi, à plus de cent quarante kilomètres/heure. Le soir, j'ai filé vers la fac, pour une ultime réunion avant le festival de Vesoul, qui commence mardi prochain. Beaucoup de palabres autour d'une table. Passage chez Ramethep, en compagnie d'Haniwa. Après avoir rompu quelques bâtons, retour en bus de nuit, sur les coups de quatre heures du matin.

    Programme de la soirée: achever le roman en cours. Des bonnes idées, le traitement est assez réussi. Je ne suis pas emballé, mais ça se laisse lire. Son successeur, si j'ai le temps de l'entamer, sera "Fevre dream", de George RR Martin, un roman qui parle sans doute de bateaux à vapeur, sur un fleuve similaire au Mississippi. Dans la nuit, ne rien faire de plus. Attendre demain pour décider de ne pas en faire davantage.

 

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Publié dans schopenhauer

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