Au moment voulu

Publié le par Paraph


    Mercredi dix-sept janvier deux mille sept. Neuf heures trente-et-une minutes, du matin. Petite insomnie matinale comme il en arrive de temps en temps. Réveillé vers cinq heures du matin, pas moyen de refermer l'œil depuis, et me voici embarqué sur une journée complète. Ca me change du mois dernier, où je peinais à me lever avant treize ou quatorze heures. Sans doute un effet secondaire de la fin du monde.

    Dimanche dernier, quatorze janvier, la partie de jeu de rôles a tenu toutes ses promesses. Le groupe de joueurs, dont j'étais, s'est fait manipuler dans les grandes largeurs par l'adversité, la campagne s'achève sur un échec total de notre part, prisonniers que nous sommes, pour l'éternité, dans une forteresse oubliée de tous, aux confins du monde. Suite au prochain épisode, il doit y avoir un lapin ex-machina au détour d'un sentier.

    Lundi quinze, j'ai profité des vacances pour me lever tôt. Sans doute trop tôt. La fatigue s'accumule. Au lieu d'aller au cinéma revoir "The wickerman", un des meilleurs rôles de Christopher Lee, j'ai rejoint Ramethep et le Sultan pour un plan pizza-vidéo. "Hercules", un péplum avec Lou Ferrigno, datant de mille neuf cent quatre-vingt-cinq (je crois). J'ai découvert à cette occasion que le petit père Ferrigno mesurait tout de même près de deux mètres. Retour par le dernier métro, sans avoir pu regarder "Les aventures d'Hercule", la suite.

    Hier, mardi seize janvier, nouvelle tentative ratée pour aller au cinéma. Dans le colimateur, un film roumain, que je verrai cette semaine, pour peu qu'il soit encore à l'affiche. Double crochet par la fac pour élire les représentants étudiants (dont je suis), puis glande générale dans les couloirs, rencontres inopinées, zonage spontané et rattrapage de temps perdu dans la conquête sociale des nouveaux inscrits. L'expédition à Vesoul semble prendre tournure, et j'ai même pu croiser ma directrice de maîtrise, qui semble prête à m'accorder une dernière chance, la même que l'administration; il me reste donc six mois, peu ou prou, pour boucler, soutenir et brûler mon mémoire. Affaire à suivre.

    Hier toujours, bobun avec Vertige, séance de cinéma avortée en soirée, petite marche digestive dans le quartier latin. Retour en métro, mal de crâne, couché tôt. Et du coup, ce matin, insomnie à rebours. Mais je m'y attendais un peu. Ca me le fait souvent quand je m'endors tôt. Mais ce coup-ci, j'ai quand même pu dormir cinq heures, ça vaut une nuit complète.

    Programme de la journée: profiter de la matinée étendue pour lire. Je suis en train de finir "Lost in a good book" de Jasper Fforde, commencé hier, deuxième volet des aventures de Thursday Next, détective littéraire. On compare ça à du Douglas Adams, et la comparaison ne me semble pas ursurpée. Depuis dimanche, j'ai terminé "Un déjeuner de soleil", et lu "Un pur moment de rock'n'roll", recueil de nouvelles de Vincent Ravalec. Dans la ligne de mire, du Pär Lagerkvist et du William Golding. Pour demain, on verra.

    En milieu de journée, déjeuner avec le Loup au restaurant universitaire. Occuper mon après-midi comme je pourrai. Le soir, réunion de préparation pour Vesoul, avec projection d'un film chinois. Rentrer tôt, dormir tôt. Pas de cinéma ce soir. Préserver mes forces pour demain. Qui est un autre jour, paraît-il.

 

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Publié dans schopenhauer

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