Les mâchoires de l'épaulard

Publié le par Paraph


    Jeudi dix-huit janvier deux mille sept, minuit quarante. Encore deux journées passées à survivre à l'inévitable. Je suis toujours en vacances. Plus que sept mois et demi avant le prochain grand virage. Je commencerai le compte à rebours quand il ressemblera à quelque chose. Le vent a soufflé, aujourd'hui.

    Hier, conformément au plan pré-établi, je me suis pointé à la fac pour y zoner une petite dizaine d'heures. Pas de cours, vacances obligent, mais j'ai pu croiser pas mal de collègues qui passaient leurs examens. Déjeuner avec le Loup et Vertige, gratin dauphinois et hamburger. La nourriture du restaurant universitaire m'avait manqué. Je serai triste quand je n'y aurai plus accès. Quelques heures de bibliothèque. Ai terminé le livre de Fforde, ai enchaîné avec "Le bourreau", court roman de Pär Lagerkvist, et entamé "Mon nom est rouge", d'Orhan Pamuk, traduit du turc, un gros machin multi-focal à mi-chemin entre l'enquête policière et la peinture d'une société.

    En soirée, réunion de préparation à Vesoul, à moins d'un mois du coup d'envoi du festival. Nous avons regardé "La fille Xiao Xiao" (ou son enfance, je ne sais plus), un film chinois des années octante, sur les mœurs nuptiales dans un village. Joli, presque pas dormi. Retour vers minuit. Dormi tôt.

    Ce matin, après dix heures de sommeil, levé de mauvaise grâce, peu avant midi. Pas déjeuné, j'ai filé au cinéma retrouver Ramethep pour aller voir "Stranger than fiction" ("L'incroyable destin de Harold Crick"), comédie assez réussie. La fille qui joue dedans, Maggie Gyllenhaal, est très belle. Dans la foulée, repas de nouilles à l'espadon chez Ramethep, visionnage d' "Atlantis interceptor" ("Les prédateurs du futur"), un truc assez vague, italien, tourné il y a vingt ans dans les Philippines avec la fine fleur des acteurs du genre. Presque pas dormi. Retour maison.

    Programme de la soirée: lire une partie de la nuit, à moins que le sommeil ne s'en mêle. Demain, poursuivre ma lecture. Je n'entre pas vraiment dans ce roman ambitieux, qui tourne trop souvent au simple exercice de style. Et je n'aurais pas dû, mais j'ai encore commandé pour dix euros de romans sur internet ce soir. Je tiens presque mes engagements, j'avais promis, ou envisagé, de me limiter, et j'y arrive assez bien. Et je commence à écluser le stock, je rends les livres empruntés à leurs propriétaires endeuillés, je réduis les piles et j'oublie l'écoulement du temps.

 

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Publié dans schopenhauer

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J
effectivement, rien à dire...<br />
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