Lune de mai

Publié le par Paraph


    Dimanche huit octobre deux mille six. Dix heures vingt. Peu dormi, mais en forme. J'ai l'impression que ma cheville a désenflé pendant la nuit, en tout cas elle ne me fait plus aussi mal. Beau temps sur toute la ligne. Il a fait froid dehors, mais je suis protégé des frimas par les murs bâtis par des mains autres que les miennes. Cette maison où je réside, habitée autrefois par mes ancêtres, me voit entre ses murs pour la dernière année. A priori. Si la vie suit son cours.

    La nuit s'est déroulée comme prévu, à l'exception d'un sifflement dans mon oreille. Un moustique semble avoir survécu à la fin de l'été, et s'être caché dans les recoins de mon antre. Je n'ai pas réussi à le débusquer. Ca prendra le temps qu'il faudra, mais j'y arriverai. J'ai bien dormi malgré tout. Grasse matinée jusqu'à huit heures et demie. J'ai attaqué la lecture de la troisième saison des "Invisibles". Je ne l'ai a priori jamais lue, elle n'était pas encore parue à l'époque où j'ai lu l'intégralité de la série. Je me suis relu la seconde saison pendant la nuit.

    Programme de la journée: lire toute la matinée. Si j'ai le temps, jeter par écrit quelques idées pour préparer ma partie de tout à l'heure. Jeu de rôles. Je serai officiant principal, maître de cérémonie, pour la première fois depuis des années. Les circonstances se prêtent plutôt à une réussite. Je suis dans mon élément. On verra bien. Dans le pire des cas, on jouera aux cartes.

 

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Publié dans schopenhauer

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