A une pesante
Lundi deux octobre deux mille six. Une heure seize du matin. Fatigue contrôlée, dynamique ascensionnelle de pré-rentrée. Ma foulure s'est faite moins présente, sauf en fin de journée. Pas d'excès, mais quelques centaines de mètres marchés, une longue station verticale et des positions assises maladroites. Douleur persistante dans la nuque; je ne suis pas resté suffisamment allongé ces derniers jours. Ca n'est pas parti pour s'arranger.
Hier, dimanche premier octobre deux mille six, partie de jeu de rôles, comme prévu. Tergiversations, hésitations, à l'issue d'une grande bataille, sur la marche à suivre. Thé. Dans la soirée, lectures et fuite en avant sur la toile, couché vers trois heures du matin.
Aujourd'hui, premier jour de boulot. Levé vers sept heures, arrivé avec quarante minutes d'avance, j'ai commencé lentement la journée de formation. Familiarisation avec le logiciel d'inscription, ronde des étudiants en quête de carte, retrouvailles avec d'anciens camarades, prise de connaissance avec les nouveaux collègues. Le midi, avons fui le restaurant administratif pour nous repaître de repas froids, amenés pour la circonstance. Après le service, passage à la fac, pour noter la moitié de mes horaires de cours (toujours sans nouvelles de mes résultats d'indonésien). Discussion à bâtons rompus sur l'avenir de la vie associative. Départ sous la pluie.
Passage chez Ramethep, qui dispose de nouveau d'un ordinateur fonctionnel, relié à internet. Thé. Avons regardé "Doctor Jeckyll & Sister Hyde", une variante dans laquelle le bon docteur change de sexe pour mieux assouvir ses fantasmes, devenant au passage le célèbre Jack l'Eventreur. Bien réalisé, par un habitué de "Chapeau melon et bottes de cuir". Kebab (j'ai appris à dire "bonsoir" en turc dans la foulée). Dernier métro.
Programme de la soirée: lire encore un peu. Toujours Zola. Ai prévu d'attaquer un James Ellroy si l'insomnie se pointe, mais j'ai comme un doute. Essayer de dormir avant trois heures. Demain, seconde journée de boulot. Sept heures de saisie informatique. Le soir, me rendre dans mon autre fac pour noter le reste de mes horaires. La rentrée est ces jours-ci, mais je ne serai libre que dans deux mois. J'hésite encore à m'inscrire en master. Ca peut toujours être amusant de commencer encore un nouveau diplôme que je ne finirai pas. M'enfermer dans la routine, seule véritable amie du vacataire parti pour durer. Penser à dormir. Samedi dans la journée.
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