Feu d'artifice
Mercredi vingt-trois août deux mille six. Vingt-deux heures quarante-et-une. Ma tentative de reprise pied avec mes objectifs s'est traduite par un échec. Je n'ai pas touché à mon mémoire de la journée. J'avais, pour une fois, une bonne raison, ou tout du moins satisfaisante sur l'instant, puisque j'étais malade. Une sorte de gastro sortie des va-et-vient perpétuels entre deux trains, et de ma volonté tenace de rester en bermuda malgré la fraîcheur de cette fin d'été. Vomissements, nausées, bref, une journée agréable passée à l'ombre de ma solitude.
Hier soir, crochet par chez Ramethep pour un repas entre amis. Rentré avec le dernier métro, le dos cisaillé par les vingt kilos de livres empilés au fond de mon sac de camping, j'ai pu mettre à profit ma connaissance de ma colonne vertébrale pour m'adonner à des étirements ayant rempli leur office. Au matin, je n'ai pas de lumbago.
Dans la foulée de mes aigreurs d'estomac, je suis passé chez ma tante, prendre le thé, déjeuner, échanger des livres et me faire prescrire un pansement intestinal. Depuis, aucun incident. Mais l'après-midi n'aura finalement été qu'une longue parenthèse, dénuée de toute tentative de reprendre les habitudes nécessaires à l'accomplissement des impératifs. J'ai relu les vingt premières leçons d'une de mes méthodes d'indonésien, et je me suis aperçu, pour ma plus grande joie, que je n'ai pas trop perdu la main, et que je pourrais envisager, si mon agenda concordait avec le calendrier des examens, de passer les rattrapages que je n'ai eu l'opportunité d'entreprendre en juin. Affaire à suivre.
Programme de la soirée: penser à manger quelque chose, maintenant que l'estomac est peut-être calmé. Reprendre "Quicksilver", je dois avoir atteint le tiers du premier volume de la trilogie. De longues heures de lecture en perspective pour cet hiver. Prendre du repos, si j'y parviens. Mes voisins s'amusent à faire sonner la perceuse dès huit heures du matin, et les électriciens qu'ils ont engagés pour refaire l'ensemble de leur installation sont des afficionados du rap à plein volume, au point qu'ils ne doivent pas entendre les coups de marteau qui secouent tout le quartier. Maisons mitoyennes, mi-insonorisées.
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