Retour en boucle
Mardi vingt-deux août deux mille six. Dix-sept heures cinquante-sept. Je rentre à l'instant d'une semaine de vacances, quatre jours dans les Vosges avec ma famille, à marcher le matin dans les forêts humides, à visiter la région l'après-midi, à ne pas dormir le soir et parfois la nuit. Je n'ai pas beaucoup lu, mais je n'ai pas acheté de bouquins pendant que j'étais coupé du monde. Ca m'a fait un bien fou. Dans la foulée, j'ai raccompagné mon frère à Lyon, où il réside, pour m'aérer encore un peu la tête avant mon retour sur Paris. Qui vient de se produire. Hop.
Je suis en forme, je me suis même surpris à vider mon sac à dos dès le retour, j'ai arrosé les plantes de mes parents, j'ai mis un sac poubelle dans la poubelle, j'ai aéré les pièces, fait couler les robinets, appelé des amis, joué en ligne, lu mon courrier électronique en retard, empilé les livres arrivés pendant mon absence. Et je repars dans quelques minutes. Du coup, ça me fait une soirée de moins pour travailler. Le travail, c'est la rédaction de mon mémoire de maîtrise. Je m'y remets dès demain. Je risque même de me lever tôt, ça m'est arrivé toute la semaine, pour aller accompagner mon père dans ses randonnées vosgiennes.
Epinal, je n'y suis pas allé. Belfort était conforme à ma dernière visite, j'ai même pu me ballader autour des remparts, visiter la citadelle, la rue commerçante moche du centre-ville en travaux, et arriver par la gare. Münster est une jolie ville, avec des cigognes et des toits traditionnels prévus pour les accueillir. A part ça, j'ai aussi vu Gerardmer, Colmar et la ville allemande de Freiburg, où nous sommes allés passer une journée. C'était bien, j'ai pu manger un kebab allemand, qui était assez différent de ses homologues français.
Programme de la journée: passer chez Ramethep, prendre le thé et voir des gens. Repartir avec les livres que je lui ai achetés à crédit. Rentrer presque tôt, poursuivre ma lecture de "Quicksilver" de Neal Stephenson, qui a enfin atteint sa vitesse de croisière (j'ai lu davantage ce livre dans les dernières vingt-quatre heures qu'au cours de l'année écoulée), me coucher. Me réveiller frais et dispos, attaquer le boulot, me débarasser de ce papier pour pouvoir me tourner vers d'autres horizons, comme ne pas préparer l'agreg, faire du jeu de rôles et apprendre le slovène.
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