Soleil d'or
Lundi sept août deux mille six. Onze heures trente-neuf. Une journée de plus, une journée de moins, comme aurait dit feu ma grand-mère. La journée d'hier a été en grande partie similaire à celles qui l'ont précédée. L'événement marquant a été une sortie collective, au cinéma pour aller voir "Métal: voyage au cœur de la bête" ("Metal: a headbanger's journey"), dans des pubs pour boire des Beamish red, avec les amis de l'ancienne fac, tous à présent dans la vie active, criblés de dettes malgré leur pouvoir d'achat.
Ce matin, j'ai dormi. Dans l'après-midi, j'envisage de lire. Ma vie est tout bonnement trépidante. Toujours sur "The shadow of the torturer" de Gene Wolfe, je n'ai pas vraiment avancé, deux cents pages tout au plus. Je commence à lorgner sur d'autres livres dans ma bibliothèque, signe que je devrais bientôt en finir avec celui-ci, qui ne m'appartient pas et que je dois de toute façon rendre à son propriétaire, ou à qui le lui a emprunté, d'ici quelques jours.
Programme de la journée: passer chez Kaliayev pour jouer à ce qui nous tombera sous la main. Une boîte à jeux électroniques semble s'être glissée dans un recoin de l'appartement. D'autres activités sociales et ludiques sont également possibles. Dans la soirée, m'ennuyer, dormir. Lire. Me mettre à mon mémoire. Plus que neuf jours avant mon départ en vacances. Le temps presse, comme un fer à repasser.
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