Nuages sans frontières
Samedi cinq août deux mille six. Dix-neuf heures cinquante-trois. J'ai passé la journée à dormir, ou à lire, et je n'ai pas travaillé. Un peu comme tous les jours de ces trois dernières semaines. Au rythme actuel, je ne suis pas près de respecter l'échéance fantaisiste que je m'étais fixée. La chaleur est de retour, le bel automne que nous avions est de nouveau gâché par un soleil éclatant et un thermomètre en pleine ascension. Alors qu'on pensait qu'il n'y avait plus de saisons, voilà que l'été revient en l'été. Ca en serait presque déprimant, si j'étais du genre à déprimer.
Programme de la soirée, et de demain dans la foulée: me mettre enfin au boulot. Je sais bien que je le dis tous les jours, mais il faudra bien que je finisse par m'y mettre. Reculer pour mieux sauter. Côté lecture, j'en ai terminé avec "The horse whisperer", j'ai lu "Tous les matins du monde", de Pascal Quignard, et je m'attaque à présent au premier roman du "Book of the new sun" de Gene Wolfe, "Shadow of the executioner". J'accroche bien pour le moment, c'est moins tordu que le précédent roman du même que je lisais il y a quelques mois, "Latro in the mist".
Et je sens l'insomnie venir grosse comme une maison, après avoir dormi tout le jour, ça n'aurait rien de surprenant. Je connais déjà le remède, travailler, lire, m'abrutir devant des DVDs. Maudire la chaleur et le temps qui passe trop vite. Plus que sept jours avant mon départ en vacances.
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