La danse des écrevisses

Publié le par Paraph


    Vendredi quatre août deux mille six. Onze heures neuf. Huit jours me séparent de mon départ en vacances, huit jours à l'issue desquels je devrai présenter une première version de mon mémoire à ma directrice. Au retour des vacances, je pourrai évaluer l'étendue des dégâts, et je disposerai de dix jours pour plâtrer les fissures. Ca me fait quelque chose comme une dizaine de pages à rédiger par jour, ce qui serait tout à fait dans mes cordes, si je ne faisais que ça. Mais comme j'ai décidé de continuer d'avoir une vie, notamment sociale, à côté, et que l'ordinateur auquel j'ai accès se trouve être partagé par toute la famille, mon temps de travail effectif est fortement réduit.

    Ce matin, ma crève d'hier a entièrement disparu. Plus de fièvre, j'ai les idées claires et le moral en acier. Ou dans une imitation bon marché de l'acier, mais suffisamment bien faite pour que je m'y laisse prendre. J'ai bien dormi, et le réchauffement de l'atmosphère a été bien accueilli par nos services cutanés. Les poumons se réjouissent de ce revirement météorologique, et je ne crache presque plus de sang au réveil. Que des bonnes nouvelles.

    Programme de la journée: rédiger dix pages de mon mémoire. Finir la lecture du "Horse whisperer". Ne pas aller chez ma tante pour le goûter, dans un souci de conserver du temps pour bosser. Retrouver mes polycopiés de chinois pour les transmettre à qui de droit. Le soir, manger coréen et me réjouir de la diversité des cuisines du monde. Me dire que décidément, les étés se suivent et ne se ressemblent pas.

 

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Publié dans schopenhauer

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