La vie des plantes
Vendredi quatorze juillet deux mille six. Dix heures dix-sept du matin. Petite dépêche depuis mon lieu de vacances. Encore que les vacances ne soient que de courte durée. Je suis actuellement à Lyon, chez mon frère, et ce, depuis quatre jours. Il fait chaud, je sue, je lis.
La semaine dernière, je suis descendu sur Toulouse pour passer les oraux du CAPES d'anglais. Accueilli chez une amie de ma cousine, j'ai surtout profité du cadre et de la compagnie. Les oraux eux-mêmes se sont apparemment plutôt bien passés, puisque (les résultats sont tombés hier) je suis admis, et plutôt pas trop mal classé vu mon absence de préparation. En gros, trois centième sur mille. L'avenir semble soudain presque radieux, je vais pouvoir aller dans une zep gagner mes premiers cheveux blancs. Disons que si tout se passe bien, je suis désormais le propriétaire probable d'un emploi à vie.
Le travail est une commodité à laquelle je sacrifierai volontiers, mais pas tout de suite. Si ma demande de report est accordée, je pourrai faire semblant de préparer l'agreg, la passer, la rater, et faire mon stage l'an prochain. En attendant, il faut impérativement que j'aie rédigé, et soutenu, mon mémoire de maîtrise d'ici un mois et demi. Ca ne m'effraie pas plus que ça, mais je vais devoir cravacher. Dès lundi, je m'y remets.
Programme de la journée: dans une heure, quitter le domicile fraternel pour aller prendre le train. Retour sur la banlieue, barbecue, revoir des amis. Demain matin assez tôt, prendre une voiture pour un mariage en Bretagne. D'ici dimanche midi, être de retour sur Paris pour pouvoir annoncer la nouvelle aux parents.
Niveau lectures, du Tom Clancy, du Neal Stephenson, de l'Amélie Nothomb, du Zola, et un auteur allemand dont le nom m'échappe, auteur du "Liseur". Et j'ai pu lire "La première gorgée de bière" de Philippe Delerm, qui passait par là. Du bon, du moins bon, du consommable. Je me remets à la lecture tout à l'heure dans le train. Et si j'ai le temps, classer mes bouquins pour ne plus faire n'importe quoi avec mon temps libre.