Stimuli
Mercredi vingt-huit juin deux mille six. Neuf heures vingt-quatre du matin. Plus que huit jours avant mon départ à Toulouse pour les oraux du CAPES d'anglais. Ce matin, mon réveil est survenu deux heures avant celui que j'avais programmé. Des rêves d'échec devant des jurys cruels et avinés y sont peut-être pour quelque chose. A quelques jours de mon exécution, je me suis rendu compte que je ne savais rien. Il est temps que je m'y mette d'arrache-pied. Si je rentre à une heure décente et que l'ordinateur familial est libre, je tâcherai de mémoriser les instructions officielles. Autre rebondissement qui pourrait ne pas m'arranger: j'ai appris hier soir que l'amie d'amie devant m'héberger durant mon séjour ne pourra finalement pas. Je suis à la rue. Je suis dans la merde.
Programme de la journée: passer à la fac, bien plus tôt que prévu. Brasser de l'air, tenter de faire entrer dans ma tête des détails abscons sur le déroulement d'épreuves dont je me contrefous. A midi, manger au restaurant universitaire avec une amie. Dans l'après-midi, revoir les survivants de Vesoul pour parler du temps qu'il fait. Il fait chaud. Ah oui. Et cette pluie. Oui. Ah. Oh. Il fait lourd. Dans la soirée, remettre une couche sur ma préparation. Et penser à appeler ma cousine toulousaine, histoire de m'incruster chez elle une semaine. Plus qu'à retrouver son numéro.
Publicité