Colle à bois
Mercredi vingt-et-un juin deux mille deux. Vingt-trois heures vingt-sept. Début de l'été. Solstice d'été. Nuit la plus courte de l'année. Fête de la musique. Plus que seize jours avant mes oraux du CAPES. Je n'ai pas encore vraiment commencé mes préparatifs. Je m'y mets demain. Ou vendredi.
Hier, après acquisition de mes billets de train pour début juillet (que j'ai par ailleurs reçus ce matin), je me suis rendu sur Paris, pour assister à une fête chez des gens. J'ai essayé de me bourrer la gueule au punch, mais ça n'a pas marché. J'ai mieux tenu l'alcool que d'habitude, sans doute à cause des fruits. J'ai aussi rencontré plein de gens, j'ai même discuté avec eux. Passionnant.
Dans la foulée, je suis passé chez Ramethep, qui habite le quartier et que je n'avais pas vu depuis longtemps. Histoire de boire du thé, manger du pain et parler de la vie. J'y suis resté dormir. Ce midi, nous avons regardé "L'île mystérieuse", première partie d'un téléfilm américain adapté du roman de Jules, et "Voyage en Italie", de Roberto Rossellini, avec Ingrid Bergman, la plus belle femme morte du monde. Je n'ai pas réussi à me motiver pour aller au cinéma, du coup je suis rentré. Au passage, comme j'ai marché trois-quatre kilomètres dans les rues de Paris, j'ai pu assister aux prestations musicales de quelques artistes de rue sortis en début de soirée. Et je suis rentré. Je n'aime pas les gens. J'ai regardé un match de foot, des dessins animés japonais, j'ai vu mon frère et ma nièce, et j'ai mangé du riz. Ma vie est belle.
Programme de la journée: zoner un peu sur la toile, mais pas longtemps. Je manque de stamina. Me coucher tôt, profiter de la pluie qui rafraîchit la vie. Poursuivre ma lecture de l'autobiographie d'Andrei Tarkovski, "Le temps scellé". Je n'ai vu qu'un seul film du grand cinéaste russe, il y a quelques années. C'était joli, un brin surréaliste, très poétique et lent en tout cas. Le lire est assez intéressant. Je ne sais pas si je vais être en mesure de décrocher.
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