Arbre à cames

Publié le par Paraph


    Samedi dix mai deux mille six. Minuit cinquante-deux. Fatigue. Chaleur. L'été semble bel et bien parmi nous. Pour ne rien arranger, l'alcool a coulé à flot ces derniers jours, ce que mon organisme apprécie moyennement. Le manque de sommeil joue pour beaucoup dans l'équation. Avoir à prendre les transports en commun, en fin de journée, n'arrange rien. Dans la demeure parentale, l'air est immobile. La moiteur rend l'air palpable. Cette nuit risque de ne pas être de tout repos.

    Hier, après une sieste de quinze à vingt heures, passage chez le Loup. Soirée en petit comité, l'occasion de revoir des expatriés récemment rentrés de Chine. Bonne ambiance, la soirée s'achève tôt, je reste dormir sur place. Cinq heures sur un canapé. Lecture jusque vers midi.

    Ce matin, après une matinée de lecture, déjeuner avec le Loup. Une sorte de panini au fromage. Un délice. Dans la journée, zonage généralisé, jusqu'au passage d'une amie commune. Je pars vers dix-sept heures, direction Barbès pour une pendaison de crémaillère/anniversaire. Le temps de trouver une épicerie ouverte pour acheter des bières, j'arrive à dix-neuf heures. Là encore, j'ai revu tout un tas de gens croisés il y a dix ans, y compris des amis que je vois encore régulièrement. Squat devant la télé pendant un match de football entre l'Argentine et la Côte d'Ivoire. Les favoris ont gagné, à mon grand dam. Retour avec le dernier métro.

    Programme de la soirée: dormir. Avancer "Snow Crash", dont j'achèverai vraisemblablement la lecture demain matin. Ne pas me réveiller trop souvent, ni trop tôt. Espérer qu'il pleuve, en tout cas que la chaleur s'estompe. Mes brûlures aux bras commencent à me faire moins mal. Encore deux jours et je serai sauvé. Plus que vingt-six jours avant mes oraux du CAPES. Je suis tout sauf prêt. Mais je serai davantage à même de me concentrer après une bonne nuit de sommeil. Mes yeux se ferment tout seuls devant l'écran.

 

   

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Publié dans schopenhauer

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