Perroquet

Publié le par Paraph


    Vendredi neuf juin deux mille six. Treize heures dix-neuf. J'ai passé un peu de pommade sur mes brûlures solaires, ça va donc un peu mieux. D'ici quelques jours, la rougeur devrait s'atténuer, la peau adopter l'apparence d'un bronzage à peu près normal, et avant une semaine, je commencerai à peler. Sauf si d'ici là je retourne au soleil, auquel cas la situation risque d'empirer. Toutes ces conjectures se fondent sur le scénario de l'été dernier, quand j'ai, au cœur d'août et en plein cagnard, fait du vélo sur les routes de France.

    Cette nuit, j'ai dormi, mais pas assez, à peine neuf heures. Je me suis levé avec effort, à sept heures et demie, soit une heure après le réveil. A peine plus en forme qu'hier matin. Je ne suis cette fois-ci arrivé qu'avec une demi-heure d'avance sur la demi-heure d'avance demandée. L'épreuve de composition s'est passée comme prévu, un sujet abscons qui n'en était pas vraiment un, cinq heures que j'ai écourtées en une heure et demie, dix pages, merci au revoir. Me voici donc de retour au bercail pour une sieste bien méritée que j'espère bien faire durer.

    Programme de la journée: en théorie, un examen de chinois dans deux heures et demie. Dans la pratique, repos, relaxation, détente, farniente. Je l'ai bien mérité, ou en tout cas je m'en arroge le droit. Si la sieste n'arrive pas tout de suite, j'avancerai un peu ma lecture de "Snow crash". On commence à entrer dans le vif du sujet, je retrouve le style de Neal Stephenson qui m'avait conquis sur son "Cryptonomicon" quand je l'avais lu il y a deux ans. Je prévois d'y rester un ou deux jours maximum, tant je prends plaisir à cette lecture.

    Ce soir, passage prévu chez le Loup, qui rassemble des gens en son logis. Si je ne suis pas trop enfumé, que je trouve hydromel à lamper et charmante compagnie à me mettre sous le bras, j'y resterai jusqu'à l'aube, sinon je partirai quand je commencerai à m'ennuyer. Ou je lirai dans un coin. J'aime bien ça, moi, lire dans les coins. Il suffit d'un livre et d'un coin. Avec un peu de chance, il y aura aussi de la vodka, et je pourrai mourir bourré.

 

 

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Publié dans schopenhauer

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C
Ben, ben !<br /> Faut mettre de la crème AVANT, l'astre solaire est particulièrement virulent ces temps-ci (même moi je suis rouge-cuivrée, c'est dire !!!)
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