Tu seras une poire, mon fils
Lundi cinq juin deux mille six. Dix-sept heures une minute. Enfer et damnation. Maudite soit la divine mécanique. Vilipendons les constructeurs, abattons les minarets, mangeons les gondoles, faisons frire nos vieilles chambres à air. Etc. Etc. Mon vélo félon, une fois de plus, a décidé ne pas me faciliter la vie. La roue arrière s'est bloquée trois fois en moins de six cents mètres. J'ai jeté l'éponge. Diagnostic: trois possibilités:
- La roue arrière est cassée, voilée, bonne à jeter.
- Le cadre du vélo est faussé, tordu, inapte à accueillir la roue, par ailleurs intacte; le vélo est bon à jeter.
- Je suis un gros nœud, incapable d'attacher une roue sur un cadre.
Personnellement, je penche pour un mélange entre l'une des deux premières solutions, voire les deux, et la troisième. J'ai essayé, hein. Ca fait des mois que j'essaie. Le fait est qu'au bout d'un moment, j'en ai tout de même un peu marre. Il paraît que je peux trouver des vélos pas chers dans des grandes surfaces, ou brocantés dans des vide-greniers. Dès que j'ai pu mettre un peu d'argent de côté, d'ici deux à trois ans donc, je me précipite sur la camelote de bas étage qu'on me proposera, je m'achète un kleenex premier prix pour pouvoir enfin rouler. Maudit soit l'empire des voitures.
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