Avec le temps, va

Publié le par Paraph


    Dimanche quatre juin. Vingt-trois heures trente-sept. Mon ventre, gonflé par les cinq ou six théières englouties au cours de la journée, ne manifeste pour le moment aucun signe de saturation. Trop de tannin, d'habitude, me donne des nausées en fin de journée. En attendant les maux d'estomac, je planche sur mes concours et examens de la semaine. Enfin, disons que je vais m'y mettre. Bientôt. Pour le moment, je me replonge dans le heavy metal des années quatre-vingts, j'ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour en avoir fait le tour. Quelle période intéressante, elle foisonne de mauvais groupes oubliés, à juste titre, des historiens du genre.

    Aujourd'hui, après avoir réparé mon vélo et mangé deux tomates farcies, j'ai décidé de ne pas prendre la route. Plus simple de me laisser conduire en voiture par un ami, habitant près de chez moi, ayant pris l'habitude de faire la route avec moi jusqu'au lieu des parties. Celle de cet après-midi s'est bien déroulée. La bataille finale, ou avant-dernière, avance à grands pas. Ca sera normalement pour la prochaine fois, dans une quinzaine de jours. Satisfait du déroulement des opérations.

    Programme de la soirée: ne pas dormir avant plusieurs heures, thé oblige. Traîner sur internet, lire des rapports de jury, parler avec des gens, refaire le monde. Puis me retirer dans mes appartements, me plonger dans la lecture des "Trois royaumes", dont je dois rendre le premier tome dans deux jours au plus tard, voire demain. Les choses se compliquent pour le pauvre empereur assiégé. Les différents généraux de l'empire se disputent sa garde, l'agitation règne dans toutes les provinces, et commencent à se dessiner les destinées de quelques individus d'exception, appelés à jouer un rôle important. Selon toute vraisemblance, certains d'entre eux feront par la suite sécession de l'empire des Han, fondant leurs propres principautés, comme le suggère le titre de "trois royaumes".

    Programme de demain: ne pas me lever matin pour aller passer mes examens d'indonésien. Trop de points de retard au contrôle continu, grave erreur que de l'adopter comme régime d'évaluation, je passerai le tout en septembre si j'en ai le loisir. Si j'en ai le courage dans la journée, tester mon vélo réparé en me rendant à la fac pour traîner dans les couloirs, boire du thé en dissipant mes camarades, zoner à la bibliothèque à la recherche de lectures stimulantes n'ayant aucun rapport avec mes examens, études, concours, passer des examens par suprise si l'envie m'en prend, prendre le pouls du monde universitaire en cette fin d'année. Planifier les langues que je ferai semblant d'étudier l'an prochain. Un peu plus à l'ouest?

 

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Publié dans schopenhauer

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