Poil à la sardine
Jeudi premier juin deux mille six. Une heure quatorze du matin. Je suis moulu comme le grain. Il faut dire que ce matin, le stress de l'attente m'a amené à me réveiller vers sept heures. Vers neuf heures et demie, le compte à rebours a pris fin. Pour le moment du moins, puisqu'une nouvelle échéance semble poindre à l'horizon. J'ignore la date exacte, pas avant trois semaines, pas après sept semaines. Nouvelle attente, moins stressante. Espérons que le prochain rendez-vous ne tombera pas un jour où j'ai déjà pris des engagements.
Après une après-midi de repos et de lecture, j'ai marché douze kilomètres pour me rendre à Paris, où j'ai pu voir le film "Le caïman", dû à Nanni Moretti. Sans doute le premier film de lui que je vois. Bonne impression, et me replonger dans l'italien m'a fait un bien fou. Toujours sous la coupe des chanteurs/ses brésiliens/nnes, je me suis remis au portugais pendant mon trajet. En tout, une petite dizaine de leçons relues, deux ans après mon dernier contact raisonné avec cette langue magnifique. Selon toute probabilité, je laisserai tomber demain cette étude intéressante, mais prématurée. Je m'occuperai des friandises quand je serai en vacances.
Programme de demain: aller à l'encontre du devoir. Je devrais me lever à huit heures pour assister à une réunion à la fac, mais je sens que je n'aurai jamais la force de m'y rendre. Au lieu de quoi, dormir tout mon saoûl. Dans l'après-midi, débarquer comme une fleur à la fac, glander, squatter la bibliothèque si elle le permet, croiser un ami et aller au cinéma, ou ailleurs. En tout état de cause, dormir dans l'imméditat. Mes yeux se ferment tous seuls. Suite au prochain épisode, si j'arrive à me traîner jusqu'au lit. Aucune garantie sur le port, le retrait ou la digestion nocturne des vêtements en cours d'usage. Heureusement que je voyage en foulant la terre aux pieds.
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