Impondérable flamboyant
Jeudi premier juin deux mille six. Neuf heures cinq. Réveillé prématurément par la pression. Pas vraiment de raison, mais c'est toujours difficile de gérer ce genre de moments. En tout cas, difficile de continuer à dormir. Le compte à rebours prend fin, si tout va bien, ce matin. La physionomie des semaines à venir en dépendra directement. D'autres impondérables peuvent venir imprimer aux jours leur volonté propre. Pour l'instant, rien de conséquent ne s'est manifesté. A part bien entendu mon léger recul devant la rédaction du mémoire, mais il ne s'agit, bien entendu, que d'un recul temporaire. J'espère être à même, en septembre, de soutenir ledit mémoire. Aussi médiocre soit-il.
Programme de la journée: guetter la fin du compte à rebours. Tâcher de ne pas rester cramponné aux nouvelles, mais essayer de ne pas rater le coche. Repos. Lecture. Tennis. La conjonction de ces trois activités devrait me permettre de perdre une journée de plus. Sans rien dépenser, puisque je vis toujours sur mon budget de mai, qui se monte actuellement à deux euros quarante-trois, frigo parental en sus. Tout le reste est à ma charge, ce qui implique de vivre aux crochets des amis, ou de ne rien dépenser. Les amis sont des animaux à sang froid, leurs crochets peuvent renfermer des doses importantes de venin. Autant privilégier la prudence. Sans parler de mon honneur, qui n'est heureusement pas à ça près, merci pour lui. Quand je serai grand, je veux être déserteur.
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