Etoiles et dépendance
Jeudi dix-huit mai deux mille six. Vingt-trois heures cinquante. Rien ne s'est finalement passé comme prévu. Au lieu d'aller faire la sieste et de traîner dans mes bouquins poussiéreux jusque tôt dans la nuit, j'ai dû servir d'interprète pour une Chinoise demandeuse d'asile, ou plutôt, donner un coup de main par téléphone à une amie qui, dans le cadre de son travail, devait communiquer avec elle. Le tout fut hésitant, bourré de fautes, les réflexes linguistiques reviennent difficilement après une longue période d'arrêt, mais je suis parvenu à lui transmettre l'essentiel du message, et à comprendre le plus gros de ce qu'elle me disait. Du coup, je me demande si je ne vais pas essayer de préparer et de passer mes examens de chinois du mois prochain.
Un coup de téléphone n'arrivant jamais seul, je me suis aussitôt retrouvé engagé dans une séance impromptue de baby-sitting. Deux heures à garder ma nièce, épuisé par ma journée d'hier et la nuit subséquente, ma nièce qui était dans une forme olympique. J'ai revu avec elle quelques épisodes de divers dessins animés japonais d'il y a vingt ans, puis nous avons regardé "Atlantide, le continent perdu", un long métrage animé des studios Disney, plutôt bien fait et agréble à regarder en fond tout en ôtant du chemin du Monstre tous les objets susceptibles d'être détruits par ses soins.
Pour parfaire ma soirée lose, j'ai passé deux heures, en compagnie de ma belle-sœur revenue du travail entre temps, à regarder la demi-finale de l'Eurovision 2006. Un grand moment de bonheur. Petite touche amusante, le groupe de métal finlandais grimé en version death-metal zombie de Kiss a été qualifié pour la finale. Quand le bon goût vestimentaire rencontre l'excellence musicale, l'Eurovision est l'émission qu'il nous faut. Seule consolation, je ne serai pas en mesure de voir la finale de samedi, m'étant déjà engagé par ailleurs. Mais je ne manquerai pas de prier dans mon cœur pour qu'une météorite s'écrase sur une fleur.
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