L'argile est dans la chair

Publié le par Paraph


    Mardi neuf mai deux mille six. Vingt deux heures douze minutes. Le décompte se poursuit, vingt-deux jours me restent pour écrire mon mémoire, mais je n'ai plus rien écrit depuis bientôt une semaine. J'ai passé l'essentiel de la semaine en vadrouille. Hier, je me suis rendu chez Tormentor, où nous avons regardé "Coup de torchon", de Bertrand Tavernier. Expérience intéressante. Je suis resté dormir.

    Au matin, j'avais mal aux genoux. La veille, la couleuvre apprivoisée résidant sur place s'était lovée autour de mon bras, puis de ma taille, sous la chemise. J'ai lu les deux premiers tomes de "La caste des méta-barons", une bande dessinée sans grand intérêt, ainsi que le début d'un livre démontant les relations entre "Washington, le Pentagone et Hollywood", bien documenté mais chiant à lire. J'ai squatté la bibliothèque municipale où bosse Tormentor. J'y ai lu un manuel de sociologie sur Auguste Comte, un "Que sais-je?" sur l'histoire de la langue anglaise, et un autre sur l'empereur Constantin; lectures fragmentaires.

    Le soir, passage chez Ramethep pour une petite mousse. Puis restaurant tamoul avec des anciens de la fac de japonais. Demain soir, je dois les accompagner au concert de Bruce Springsteen, où ils m'invitent gracieusement. Ca fait très longtemps que je ne suis pas allé en concert, et même si la salle (Bercy) est trop grande à mon goût, j'ai hâte d'y être. Ai par ailleurs commencé à lire "La petite écuyère a cafté", de Jean-Bernard Pouy, une aventure du Poulpe, sans doute le premier roman de la série. J'ai vu un film adapté d'une de ses enquêtes, il y a huit ans.

    Programme de demain: aller en cours d'indonésien si j'arrive à me bouger le cul. Sinon, zoner en journée, rédiger si j'y parviens, et le soir, me rendre au concert. Si je me sens trop malade pour y aller, prévenir qui de droit dans les délais impartis. Me foutre de tout, attendre l'aube en sirotant la vodka polonaise que des amis de ma mère ont laissée dans le frigo. Contempler l'abîme sans me rire de l'archer, il a des flèches qui tuent.

 
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Publié dans schopenhauer

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