Dans la noirceur du trou

Publié le par Paraph


    Dimanche sept mai deux mille six. Levé vers sept heures, je me suis rendu chez des amis, où nous avons passé seize heures d'affilée à faire semblant de reconstituer la seconde guerre mondiale, avec des morceaux de carton et des bouts de papier. Je jouais le Japon et l'Italie. N'étant pas habitué à ce genre d'exercice, j'ai multiplié les erreurs. Le Japon s'est fait attaquer et occuper par les Etats-Unis, dès juillet 1938. J'ai eu plus de chance avec l'Italie, protégée par la toute-puissance de l'Allemagne nazie. La France, contrairement à la vraie vie, n'avait pas raté le coche, et s'armait en diable pour soutenir nos assauts. La partie s'est achevée sans vainqueur clairement arrêté, courant 1942. La suite ne sera pas jouée.

    Lundi huit mai deux mille six. Suis resté dormir sur place. Ai esquivé cérémonies et défilés. Pris un repas imprévu avec mes parents. Dans le métro, j'ai terminé "Grand Père" de Jean-Louis Costes; je me suis laissé prendre par le rythme, et le côté pipi-caca un peu factice n'a pas réussi à masquer un vrai sens du récit et un regard lucide sur le monde. Je ne connais pas ses œuvres plastiques, mais sur le papier, ça tient plutôt la route.

    Programme de la journée: comater deux ou trois heures. Avancer ma lecture du roman de David Lindsay, "A voyage to Arcturus" (1920), sur lequel j'ai fini par trouver prise. Le soir, passer chez Tormentor pour regarder un film. Le soir, improviser une nuit blanche lecture, ou un crash sous les draps aux petites heures du matin. Marcher deux à cinq heures dans l'intervalle, il faut resserrer la ceinture, que diable.

 
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Publié dans schopenhauer

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P
    Merci pour le lien. 
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K
Le site non-officiel du sieur Jean Louis est ici : www.jeanlouiscostes.com
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