Toutes les roses ont des pétales

Publié le par Paraph


    Samedi six mai deux mille six. Il me reste vingt-cinq jours pour rédiger mon mémoire de maîtrise. Je n'ai rien écrit les trois derniers jours, j'étais en vadrouille. Je ne tiendrai sans doute pas les délais, mais je m'en doutais.

    Jeudi quatre mai deux mille six. Trois heures de marche sous un soleil de plan, soirée vidéo chez le Chat. "Save the green planet", un film coréen un peu désordonné mais agréable, et "Dead and breakfast", une comédie américaine pas drôle avec des zombies. Dormi dix heures.

    Vendredi cinq mai deux mille six. Resté comater. Ai lu "Nouvelles sous ecstasy" (ou un titre comparable) de Frédéric Beigbeder, que je continue, malgré ma mauvaise volonté, à trouver plutôt bon écrivain. De passage à la fac pour rendre un livre en retard, j'ai zoné jusqu'en fin de journée. Le soir, passage chez Ramethep. Je me suis bêtement ruiné en bières que je n'ai pas bues. Restaurant cajun, pas mauvais mais chiche et cher. Enchaîné avec quelques films idiots, "Ninja terminator" et "Ken le survivant", plus des extraits en vrac. Avons terminé la session vers sept heures du matin.

    Samedi six mai deux mille six. Midi et quart. Couché vers huit heures et demie, j'ai pu dormir trois heures avant de reprendre ma place dans le monde des semi-vivants. J'ai commencé à lire "Grand père", de Jean-Louis Costes, célèbres semble-t-il pour ses happenings qui font caca. Je ne connais rien à l'art contemporain, mais son roman ressemble à une autobiographie trash. Des jolies trouvailles, j'attends d'avoir tout lu pour me faire une idée.

    Programme de la journée: relire la thèse d'un ami pour lui envoyer le tout d'ici demain matin. Me coucher tard pour être en mesure de me lever tôt, les deux jours suivants devant être occupés par une partie d'un wargame sur la seconde guerre mondiale. Je n'ai pour ainsi dire jamais fait de wargame, et pas depuis une dizaine d'années, mais je pense que ça sera amusant. Ou alors, que je m'ennuierai ferme pendant trente-six heures, mais j'ai comme un doute. Toutes les roses ont des pétales.

 
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Publié dans schopenhauer

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