Ordoss

Publié le par Paraph


    J'ai passé la journée d'hier comme toutes les journées. Lecture molle et sommeil tardif le matin. L'après-midi, deux heures de marche pour rejoindre Paris. J'en ai profité pour lire un "Que sais-je?" consacré à "La Chine antique" et dû à Jacques Gernet, une des références incontournables dans le domaine. Histoire de me rafraîchir la mémoire. Avec Ramethep et le Sultan, enfin muni de tous ses visas, nous avons regardé "Congo-river, au-delà des ténèbres" (ou un titre approchant) de Thierry Michel, auquel on doit le classique "Mobutu, roi du Zaïre". Très joli, triste aussi quand des gens meurent, ça m'a donné envie d'apprendre des langues africaines, peu importe lesquelles.

    Après le film, bobun dans le quartier latin, puis séance de shopping avec le Sultan, j'ai claqué mon budget de nourriture jusqu'à la fin du mois (environ vingt euros) pour acheter des "Que sais-je?" datant des années soixante. La logique de mon acte m'échappe, mais je ne suis plus à ça près. J'ai commencé "Les grandes dates de l'Antiquité" de Jean Delorme. Je reste apparemment orienté vers la période antique ces temps-ci, entre l'Egypte, la Chine et une chronologie générale. Après une séance de marche, séance surprise d' "Oss 117, Le Caire nid d'espions", un film très bête qui m'a beaucoup fait rire. Retour à pied jusqu'au domicile.

    Jeudi vingt-et-un avril deux mille six. Demain, j'aurai vingt-huit ans et demi. Aujourd'hui, j'ai bien avancé ma lecture des "Oiseaux de Bangkok" de Montalban. Je la reprendrai sans doute ce soir, en rentrant du cinéma. En expérimentant un nouvel itinéraire à travers la banlieue, j'ai prévu de marcher jusqu'à un cinéma du treizième arrondissement pour aller voir "L'Iceberg", un film belge semble-t-il, dont je ne sais heureusement rien. Et peut-être un second dans la foulée, avant de rentrer. D'après le logiciel en ligne de création d'itinéraires, le cinéma est à huit kilomètres de chez moi, soit deux heures de marche. L'itinéraire auquel j'avais recours jusqu'alors passait par Alésia, et rallongeait de deux kilomètres. Reste à voir si je m'égarerai ou non.

    A part ça, le moral est bon. Je n'ai plus le moindre centime pour manger ni me déplacer ce mois-ci, ce qui m'incitera vraisemblablement à la parcimonie. En attendant le verdict du couperet téléphonique-bancaire. A ce rythme-là, peut-être finirai-je par faire couper ma ligne téléphonique, ça sera toujours ça d'économisé. Heureusement, le jour dure davantage que ces derniers mois. Encore deux mois et nous aurons atteint le solstice, point de départ de la lente dégringolade jusqu'en décembre. Envie de partir vers le sud, en Espagne ou vers le nord, en Scandinavie, voir des jours interminables et avoir trop chaud.

 
Publicité

Publié dans schopenhauer

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article