Ecrevisse

Publié le par Paraph


    Lundi dix-sept avril mille neuf cent nonante-seize. Ai passé la journée à lire. Enfin terminé le fastidieux "Angels et demons" de Dan Brown, mauvais de bout en bout. J'attends la sortie du film tiré du "Code de Vinci" avec une certaine délectation anticipée, tellement je pressens la médiocrité du produit final. L'abîme appelle l'abîme.

    Dans la soirée, partie de trivial pursuit et visionnage de quelques épisodes de "Kaamelott" chez Ramethep, en compagnie du Sultan, de passage sur la capitale pour tenter d'obtenir un visa pour l'Inde. Le Sultan repart dans un mois, la France lui pèse, l'inaction le rappelle à l'autre bout du monde, dans les sables du désert happés par sa fenêtre. Je suis rentré à pied, trois heures à travers la banlieue. Coucher vers sept heures du matin. J'ai terminé, en marchant, "L'Egypte ancienne" de Daniel Vercoutter, un classique du genre semble-t-il, aux modestes proportions. Je suis désormais incollable sur les grandes lignes floues de l'histoire égyptienne ancienne. Ai commencé la lecture d'une "Histoire des Etats-Unis", mes lacunes en la matière étant assez importantes. Si jamais je dois repasser les concours de recrutement d'enseignants du secondaire l'an prochain, autant me documenter tout de suite.

    Levé vers treize heures, je pressens l'imminence d'une journée passée à ne rien faire. Lecture, projection de films sur le complexe audiovisuel parental. Je dois reposer mes jambes, la marche de cette nuit ayant quelque peu inflammé mes tendons. Attendre au moins vingt-quatre heures avant de remettre ça. J'ai découvert un nouvel itinéraire pour rejoindre la capitale en me perdant à travers la banlieue, mais j'ai eu la flemme de l'expérimenter hier. Et toujours ce vélo que je dois ausculter. J'ai peu d'espoir, mais peut-être serai-je en mesure, avant qu'il ne me claque définitivement entre les doigts, d'effectuer un ou deux aller-retours poussifs vers la capitale. Attendre quinze jours avant de pouvoir me racheter un ticket de métro. La crise des transports n'est pas que pétrolière.

 
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Publié dans schopenhauer

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