Aérostat

Publié le par Paraph


    Réveillé vers neuf heures, sans grande insomnie. J'ai presque achevé la lecture des "Adieux à la reine" de Chantal Thomas, agréable mais un peu brouillon sur la longueur. J'aime surtout l'ambiance reconstituée de la vie à Versailles. Le reste, les événéments qui s'enchaînent dans le chaos de la Révolution, me laisse un peu indifférent. J'eusse préféré davantage de descriptions, d'anecdotes relatives au faste de la cour, et moins de heurts dans la narration. Le style s'en ressent, on trouve des gens attablés à des tables, et l'emploi d'une syntaxe inspirée des journaux (intimes) et mémoires de l'époque aurait gagné en authenticité. Enfin, ça n'est que mon avis. Il est vrai que j'ai lu ça assez vite, peut-être qu'en l'étalant sur deux semaines je me serais laissé davantage porter par le rythme de la chose, mais bon. L'histoire dure trois jours, autant éviter que la lecture déborde de cette période.

    J'ai passé la matinée à ébaucher un plan pour mon mémoire de maîtrise. Et je l'ai envoyé à ma directrice. Toujours en attente de sa réponse. Après quoi, j'ai fait la sieste toute l'après-midi. Je me suis réveillé vers dix-sept heures, la bouche pâteuse, la gorge endolorie, les idées embrumées. Il fait chaud. J'ai peut-être de la fièvre, mais je pense que le chauffage y est pour beaucoup. Il doit faire vingt degrés dehors, et vingt-cinq au dedans.

    Depuis ma fenêtre, au troisième étage, j'aperçois les bourgeons qui se forment sur les branches de l'arbre situé à vingt mètres, dans le jardin de mes voisins. Dans quelques semaines, l'arbre (un pommier) sera couvert de feuilles, et la vallée se dérobera à ma vue. Je n'entends plus hurler à la mort le chien de mes voisins, peut-être ont-ils fini par le piquer. Ca lui aura fait du bien.

    Au programme de la journée, enfin ce qu'il en reste: terminer mon roman en cours, recevoir un appel et me rendre au cinéma. Ou ne pas recevoir d'appel, et rester chez moi comme un saumon échoué sur la banquise. A voir. Et l'ami m'ayant laissé son vélo a dû partir en Inde, puisqu'il ne répond pas à mes appels. Le vélo en question (trop petit et à moitié cassé) va donc traîner encore un certain temps dans la cave de mes parents. Quant au mien, j'essaierai, sans doute demain, ou samedi, de le remettre en état de prendre la route. Le premier avril se fera sur deux roues, pour peu qu'elles veuillent bien rester gonflées plus d'une demi-journée. Ma dernière tentative remontait au neuf février, peu ou prou, et n'avait pas été concluante.

 
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Publié dans schopenhauer

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