Peinture à l'envers

Publié le par Paraph


    Je viens de dormir dix heures d'affilée. Je viens de prendre ma douche hebdomadaire (licence poétique) et de passer des habits neufs (encore une licence poétique). Je me sens frais, dispos, et capable de. Tout ça. Ou à peu près. Ca fait du bien de se sentir plein de ressources et ne rien faire, plutôt que d'être complètement à la ramasse, et d'essayer de tout faire à la fois.

    Programme de la journée: terminer mon examen d'indonésien par mail. Aller au cinéma ou ranger mon bazar. Ou lire. Ou me rendre à la fac pour boire du thé et parler avec des gens. Ce soir, séance de visionnage du "Prisonnier" chez Ramethep. Dans l'intervalle, je pencherais plutôt pour le cinéma, mais ça reste à planifier.

    J'ai entendu le dernier album de François Corbier, c'est très bien. Chanteur à textes, guitare en bois, paroles idiotes et très fraîches. Je ne m'en lasse pas (licence poétique, je ne l'ai écouté qu'une fois, et encore, une seule chanson, mais elle m'a plu). Je le recommande à tous les robots qui lisent ces pages.

    Je n'ai pas rêvé de moutons électriques. Les travaux dans ma rue sont terminés. Je me suis levé du bon pied (licence poétique, en fait je n'ai pas fait gaffe). Ma belle-sœur a fait du chili con carne. J'ai l'impression de faire des progrès en indonésien depuis hier, c'est fou ce qu'on peut faire avec un cerveau en état de marche. Envie de me remettre au russe. Passer à la fac voir si je peux me présenter aux examens sans être venu une seule fois en cours. Revoir des gens. Marcher. Réparer mon vélo. Partir en vacances. Renvoyer des papiers administratifs pour des remboursements médicaux et une inscription à des concours.

    Oublier tout cela pour se concentrer sur ne rien faire. Pas facile. Aujourd'hui, je suis en période bleue, sauf pour les chaussettes. Le roman "Moloch" de Thierry Jonquet est bien, même si au bout de cent pages, nous en sommes encore à l'introduction des personnages et de l'intrigue. On n'a même pas vu le méchant. A bien y réfléchir, je crois avoir déjà lu un bouquin de lui, "La bête et la belle", et ça m'avait plu. Ca devait être il y a un an. Ces choses-là sont semble-t-il cycliques. Comme les roues de mon vélo.

 
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Publié dans schopenhauer

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