Salmigondis
Lundi vingt-huit janvier deux mille huit. Vingt-et-une heures trente-quatre. Mal au crâne. Bronchite ou pharyngite en cours de propagation le long de mes voies respiratoires. Sans doute la conséquence d'un week-end un peu trop chargé, au sommeil trop irrégulier, insuffisamment réparti de part et d'autre de l'axe médian. En restant souple sur mes bases, je compromets ma santé.
Jeudi dernier, vingt-quatre janvier, j'ai fait à peu près les mêmes choses que la veille, lu, dormi, peu mangé, marché une demi-heure pour m'aller connecter depuis la salle informatique de l'institut universitaire de formation des maîtres. J'ai terminé "The closed circle", qui était très bon, et lu "Le bonheur de la femme au foyer", de Heleen van Royen (traduit du néerlandais), un roman sur la vie conjugale, la naissance et l'internement psychiatrique. Humour noir.
Vendredi vingt-cinq, j'ai quitté assez tôt Orléans, pour aller rejoindre le Sultan, ainsi que Vertige, chez et en présence de Ramethep. La dérive habituelle. Films, nouilles chinoises, bières. "Le jour où la terre s'arrêta", "Sergent Pepper's lonely hearts' club band", avec les Beegees, et "Hard-rock zombies". Resté dormir sur place, par terre et vers cinq heures.
Samedi vingt-six, levé vers onze heures, je suis allé manger indien avec Joe Gold, de passage à Paris, et un autre ami, étudiant en slovène. Retrouvailles agréables. En après-midi, partie de Conspirations chez le Chat. Mon personnage, ivre de puissance, va sans doute devenir injouable. En soirée, retour chez mes parents par le dernier métro, et un peu de lecture nocturne. Ai terminé "Red harvest", de Dashiel Hammett, le roman qui a inspiré "Yojimbo" de Kurosawa, et son remake par Sergio Leone ("Pour une poignée de dollars", ou un titre approchant).
Dimanche vingt-sept. Levé tôt, j'ai mis au point, avec mon père, ma situation financière. Je suis allé retrouver Piotr, en compagnie du Sultan, pour un brunch dominical en agréable compagnie. Alma Mata, de retour d'Inde, était de la partie. Elle m'a offert du shampooing, que j'ai oublié sur place. Parti avant la fin, mais le ventre plein, je suis allé à Massy jouer à Shadowrun. En soirée, partie de boggle chez ma tante. Hop. Retour tard. Ca devient une habitude.
Ce matin, déjà malade, j'ai battu ma mère au scrabble, avant d'aller sur Paris, prendre le thé chez Ramethep, jouer au trivial pursuit et regarder un film, "Mille milliards de dollars", avec Patrick Dewaere. Bon film. Rentré tôt. Joué au scrabble avec ma mère (j'ai gagné nos six dernières parties en date). Ai pris une aspirine, qui devrait, j'espère, bientôt faire effet.
Programme de la soirée: me coucher tôt, lire un peu si j'en ai la force. Je suis sur "Vurt", de Jeff Noon, réalité virtuelle et amours interdites. Programme de demain: rentrer sur Orléans, écrire à mon propriétaire pour dénoncer le bail, commencer à nettoyer, voire à faire des cartons. Si je suis trop malade, je resterai peut-être ici, histoire d'être au chaud, auprès des miens. Ca compte parfois, la chaleur humaine.
Publicité