Salaison, venaison
Samedi vingt-huit décembre deux mille sept. Midi trente-six. De passage à Lyon pour quelques jours, je passe le plus clair de mon temps à dormir, en dehors des repas, pris en famille, et des après-midis à lire dans la boutique de mon frère, au milieu des clients et des habitués qui papotent. Des vacances reposantes, en somme.
Semaine de récupération. Ce matin, je me sens plus confiant que ces derniers jours face à la perspective de reprendre le boulot. S'ils ne m'ont pas viré au début du mois, j'essaierai de repartir sur les chapeaux de roues. J'ai repris du poil de la bête, il est dans ma chemise. Guère enthousiasmé, en soi, par la formation, mais davantage par les cours à donner. La tendance inverse du premier semestre, en somme.
Des lectures derrière moi, cette semaine. "Palafox", d'Eric Chevillard, quoique créatif, était difficile à lire; toujours le même problème quand le surréalisme poétique se mêle à la prose romanesque. Depuis, j'ai englouti "Miss Wyoming", sixième roman du Canadien Douglas Coupland, la plus récent de ses œuvres que j'aie eu l'occasion de lire. Dans l'ensemble, ce roman m'a semblé plus abouti, l'histoire mieux construite, des personnages qui sortent un peu des stéréotypes de ses quatre premiers romans, qui se ressemblaient tous. Il me reste encore à me mettre sous la dent cinq ou six de ses romans.
Dans la foulée, j'ai gobé "Une gourmandise", premier roman de Muriel Barbery (son second roman, "L'élégance du hérisson", lu plus tôt cette année, m'avait beaucoup plu, sauf la fin), distrayant. Terminé hier, "The praxis", de Walter Jon Williams, premier roman d'une trilogie de space-opera constituant ses publications les plus récentes. Je n'avais rien lu de lui postérieur au milieu des années nonante, et je suis content de voir que sa créativité ne s'est pas émoussée. En chantier depuis cette nuit, "The ladies of Grace Adieu", de Susanna Clarke, recueil de nouvelles hors et autour de l'univers dépeint dans "Jonathan Strange & Mr. Norrell", très bon roman lu l'an dernier.
Programme de la journée: lire mollement sur un canapé, puis dans la boutique si la place le permet. Vers dix-huit heures, prendre le train qui me ramènera vers Paris, avec mon frère et ma belle-sœur, qui y resteront trois jours. Le soir, passer chez Ramethep, ou rejoindre directement le domicile parental pour un debriefing de masse.