Transition

Publié le par Paraph


    Mercredi quinze août deux mille sept. Treize heures. De retour au bercail après trois semaines de vacances, dont deux à Lyon, chez mon frère, entrecoupées de huit jours dans le Tarn, en compagnie de mes parents, qui y louaient un gîte rural. Les vacances se sont bien passées. J'ai pu faire pas mal de ballades avec mon père, généralement entre sept heures du matin et treize heures, jouer au scrabble avec ma mère, dormir tout mon saoûl, et lire quelques trucs.

    Côté lecture, j'ai terminé la trilogie des "Liveship traders" de Robin Hobb, avec les deuxième et troisième tomes, "The mad ship" et "Ship of destiny"; j'ai traîné du côté des classiques pour enfants avec "Little women", de Louise May Alcott; et puis, en vrac, "La maladie de Sachs", de Martin Winckler, qui précède "Les trois médecins", lu le mois dernier;  "Harry Potter and the deathly hallows", qui met enfin un terme à la série, un peu décevant mais pas trop; "Spook country", le tout dernier roman de William Gibson, qui fait suite à "Pattern recognition", mais avec d'autres héros, qui rencontreront vraisemblablement ceux du premier dans le futur dernier volume de la trilogie; "Something rotten", quatrième et dernier volume des aventures de Thursday Next, par Jasper Fforde, cocasse mais prévisible. Et c'est à peu près tout, ou j'en oublie.

    Quelques nouvelles du front. A la rentrée, dans quinze jours donc, je commencerai un stage en collège, avec huit heures d'enseignement à donner et des journées de cours à suivre en institut universitaire de formation des maîtres. Bon. Je connais mon académie -- ça sera Orléans-Tours, mon cinquième choix --, mais pas encore mon institut de rattachement, non plus que l'établissement où je devrai assurer mes heures, pas même, à vrai dire, le département d'affectation. Je devrai émettre des souhaits, le week-end prochain, et recevoir une réponse aux environs du vingt-cinq août. Je disposerai donc de cinq jours, en fin de mois, pour me trouver un logement, ma rentrée étant prévue le trente. Pas de panique, c'est la procédure habituelle.

    Ma principale crainte concerne mes futurs déplacements. Ni permis, ni voiture, je serai nécessairement tributaire des transports en commun, ou d'une éventuelle proximité de mon domicile à venir, mais je n'y compte pas trop. Ecrire une lettre au rectorat, leur demandant de bien vouloir m'affecter à portée de train? Selon les échos qui me parviennent, la première paie peut mettre plusieurs mois avant de venir lécher ma plage financière. De quoi pomper quelque temps encore les finances parentales (et qui qui va payer la caution? Je vous le demande un peu).

    Programme de la journée: en attendant que ne tombe le couperet (l'académie est vachement grande, le point le plus proche est à soixante kilomètres de mon chez-moi actuel, le moins proche à plus de trois cents bornes, et j'ai beau avoir un vélo, faut pas pousser) précurseur d'un déménagement en catastrophe, il me reste une bonne semaine de vacances. Aujourd'hui, partie d'Earthdawn sur Massy. En réseau express régional, parce qu'il pleut, et que j'ai la flemme de retirer les toiles d'araignée qui couvrent ma bicyclette.

    En lecture depuis hier, "The amazing adventures of Kavalier & Clay", de Michael Chabon, ou comment deux juifs new-yorkais sont devenus créateurs de bandes dessinées, dans l'Amérique des années trente-quarante. C'est un roman, mais qui s'inspire d'autres duos similaires, comme les inventeurs de Superman, grâce auxquels tout a été possible. Livre palpitant, difficile à poser, qui risque de paraître court, malgré son volume important.

   

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Publié dans schopenhauer

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L
Orleans-Tours ? Bon, c aurait pu etre pire. Tu vas mener une vie saine, dans la nature et tout. Pour les transports, tu peux essayer les chevaux, ca va plus vite que les velos.
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B
Try Jonathan Safran Foer <br /> "Extremely loud and incredibly close" (best book I ever read)<br /> and Jonathan Lethem<br /> "Motherless Brooklyn"
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