Lunaison
Mercredi quatre juillet deux mille sept. Une heure dix du matin. Je m'aperçois avec un peu de surprise que ma dernière mise à jour remonte à plus de dix jours. Il ne s'est rien passé de fondamental depuis, sinon une accumulation d'expériences similaires à celles qui les ont précédées. La fin de l'année universitaire amène un certain nombre de bouleversements dans les rangs des amis, qui partent pour l'été, ou pour un an, à l'étranger, essentiellement en Asie. Bon. De mon côté, vacances parisiennes, au moins jusqu'à fin juillet. En août, possibilité de squatter le gîte rural loué par mes parents, quelque part en basse montagne, dans le sud de la France.
Contrairement à d'autres années, le mois de juillet n'aura pas été tout à fait vide de contacts humains. Même le planning de jeu de rôles reste dense, et je passe sur Paris trois à cinq fois par semaine. Les conditions ne sont donc pas encore réunies pour ma déprime estivale. Le moins prochain, peut-être? Plusieurs séances de vidéo chez Ramethep, j'ai oublié une partie du programme, mais nous avons regardé "The marine", course-poursuite premier degré entre un vétéran américain et des cambrioleurs pas aidés par la nature.
Hier soir, "Casino royale", la version de John Huston, avec Peter Sellers et un paquet de monde, hilarante. Maintenant que j'y pense, on a aussi eu droit à "Zontar, the thing from Venus", un film de science-fiction des années soixante, ambiance ketchup et carton-pâte, budget réduit, tout comme le talent des acteurs. Et dans la même série, "Hercules versus the moonmen", un classique du genre, bizarrement rebaptisé "Maciste contre les hommes de pierre" dans la version française. Des films de kungfu, aussi. Tant qu'à faire.
Un ou deux passages au cinéma, pour voir "Tehilim", un film israélien qui ne m'a pas vraiment convaincu, et le dernier Lelouch, "Roman de gare", étonnamment réussi, malgré la présence de Fanny Ardant, mauvaise actrice s'il en est. Dominique Pinon emporte le morceau. Et c'est à peu près tout. Je pense que c'est un road-movie, mais je n'ai pas lu les critiques.
Côté lectures, j'ai pu lire "The ghost brigades", de John Scalzi, qui fait suite à "Old man's war", de qualité comparable. "Molloy", roman difficile d'accès, de Samuel Beckett. "Absolute friends", de John le Carré, recyclage des héros de la guerre froide à l'époque du contre-terrorisme d'état. Euh, quoi d'autre? Achevé hier, "Whiteout", thriller bactériologique écossais de Ken Follett, plus intéressant, à mon avis, que "The pillars of the earth", un peu trop long à mon goût. Je viens tout juste d'entamer "Ship of magic", de Robin Hobb, premier volet de la trilogie des Liveship traders.
Ce rythme anormalement lent s'explique par la lecture, en parallèle, en ligne, de "Hajime no ippo", une bande dessinée japonais consacrée à la boxe, totalisant, à ce jour, plus de soixante-seize volumes, ce qui doit représenter dans les quatorze mille pages. Pour le moment, j'approche du tiers. Le héros est sur le poing de devenir champion du Japon. Je me demande où ça va s'arrêter. La lecture en ligne est assez lente.
Programme de la soirée: poursuivre ma lecture en ligne, puis rejoindre mon lit, pour un peu plus de lecture, si le sommeil ne vient pas. Ces temps-ci, mon rythme est un peu perturbé. Deux nuits blanches ce week-end, mais hier, j'ai dormi treize heures d'affilée. Généralement endormi vers trois heures quarante-trois, et réveillé vers onze heures du matin. La météo actuelle, pluies intermittentes et températures printanières, me convient parfaitement. Pourvu que l'été ne montre pas le bout de son nez...
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