Le cœur des Mohicans rougissait sous la neige, il pleuvait sur la lande et je me suis pendu (à tes lèvres)

Publié le par Paraph


    Dimanche dix-huit mars deux mille sept. Deux heures cinq du matin. Cent soixante-six jours avant implosion. Météorologiquement, rien ne va plus. Températures anormalement basses. Les pressions sont parties dans des contrées post-méridionales. Quatre jours passés l'écharpe au cou, une angine increvable en option, bien décidé à ne pas consulter de médecin, j'aurai sa peau, non mais dites.

    Jeudi dernier, quinze mars, bien conscient de mon état, de la fièvre, un mal de gorge conséquent, quelques ennuis de plomberie nasale ou bronchiale, j'ai opté, par prudence, pour un repos complet. Dormi tard. Dérivé. Dans l'après-midi, ai de nouveau dormi. Sans doute une partie de scrabble, perdue, contre ma mère. Le soir, couché tôt, endormi tard, schéma récurrent. Ai lu "Les fruits d'or", de Nathalie Sarraute.

    Vendredi seize mars, réveillé par le café, odeur maudite entre toutes, j'ai traîné ma carcasse jusqu'à l'université, où j'ai suivi, tant bien que mal, trois heures d'estonien. Globalement largué. Débarqué chez ma tante vers vingt-deux heures trente, pour une partie de boggle mêlée d'une conversation plus qu'intéressante sur nos visions du monde, la famille, les générations successives d'enfants et les méfaits de la télévision. J'ai lu "Par le feu", un roman de Vivian Moore, premier d'une trilogie sur l'Irlande du cinquième siècle, mythifiée. J'ai gagné au boggle, d'une courte tête.

    Hier, samedi dix-sept, repos du guerrier, courte sieste puis embarquement pour Montreuil, où j'ai fêté la Saint-Patrick avec des futures collègues. Ambiance bonne enfant, bières, rentré vers deux heures du matin, covoiturage et bus de nuit.

    Ce matin, réveillé vers sept heures par l'odeur du café, puis vers huit heures par la discussion à haute voix de ma sœur et d'une amie de passage. Rendormi. Levé vers midi et demie, pas frais. Partie de scrabble contre ma mère, perdue de six points après avoir fait la course en tête. Destination Massy, coup d'envoi d'une campagne d'Earthdawn, puis crochet par chez Tormentor, encore des bières, musique, programmage d'un concert. Rentré par le dernier métro. Froid. Fatigue. Mangé une quiche lorraine qui traînait, imprudente, dans le frigo.

    Programme de la soirée: m'aller coucher, sans beaucoup lire. Suis sur la fin de "La pieuvre par neuf", de Paul Vecchiali, une aventure du Poulpe. Toujours un Ellroy en feu, trop lourd pour être trimballé dans le train. Si je tarde à fermer l'œil, ou que ma gorge s'y oppose, trouver un autre roman à entamer. Ou attendre demain pour opérer mon choix. Si j'y parviens, cours d'estonien en soirée. Mais le repos pourrait s'avérer préférable, à moyen terme.

 

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Publié dans schopenhauer

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E
Hilarant ton blog, il arbore de plus ces couleurs orange et or qui est le signe d'un bon blog. Bravo.
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