Une pente savonneuse
Dimanche trois décembre deux mille six. Quinze heures cinquante-quatre. Je viens de me faire expusler de ma sieste par la voix stridente de ma sœur, incapable, une fois de plus, de faire ses devoirs seule. Elle a besoin que ma mère vienne l'aider, et pour la remercier, elle (ma sœur) se sent obligée de l'engueuler. La musique que j'avais mise en fond sonore a fini par s'arrêter, et j'ai eu droit aux fadaises de manuel sur l'histoire du monde au dix-neuvième siècle.
Le salon est squatté par mon père, m'empêchant de voir la fin de "Kika", devant lequel je me suis endormi ce matin. Depuis hier soir, j'ai enchaîné trois périodes de sommeil, et je n'en ai toujours pas assez. Je me demande si je ne frôlerais pas la narcolepsie légère. Ou la fatigue de saison.
Mon programme de la journée est tombé à l'eau. Trop de désistements empêchent la tenue de la partie de jeu de rôles initialement prévue. Reportée à deux mille sept. En soirée, anniversaire d'Edriwing, une floppée de gens dans un salon en banlieur nord. Du coup, je peux y être à l'heure. Départ dans une heure. J'avais prévu d'avancer le dernier Tim Powers, mais j'ai dormi. Et le Zola devra bien être achevé un jour ou l'autre, si je veux le reposer à jamais.
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