Salivation
Mercredi vingt-neuf novembre deux mille six. Quatorze heures une. Je viens de me lever. L'esprit embrumé, un peu mal au crâne. Journée de repos. Journée de glande.
Avant-hier, lundi vingt-sept novembre deux mille six, j'ai dormi tard, suis allé travailler l'après-midi, ai suivi trois heures d'estonien avant d'aller au cinéma. "The host", film fantastique coréen bien ficelé, un peu long mais distrayant. Ayant raté le dernier métro, j'ai passé la nuit chez Edriwing. Ai fini "How much for just the planet?", hilarant jusqu'au bout, pour commencer "Une page d'amour", d'Emile Zola, qui s'annonce moins marrant, mais un bon moment à passer.
Hier, mardi vingt-huit novembre deux mille six, j'ai dormi tard. De plus en plus tard. Déjeuner dans un restaurant japonais près de l'Opéra, avant de filer au boulot. Avant-dernière demi-journée de travail. Ai pu recroiser des vieux amis, ça m'a fait plaisir. Ce job aura été l'occasion de renouer le contact avec des gens, ou de noter leur adresse électronique, pour ne jamais les appeler.
Le soir, pris un pot dans un bar avec les anciens de Vesoul, avant de m'enfermer dans une salle obscure pour voir deux films: "The prestige", très bien fait, adapté du roman de Christopher Priest, sur la magie et la vengeance dans l'Angleterre de la fin du dix-neuvième siècle; "Ne le dis à personne", enquête policière musclée, bien amenée, du suspense, des rebondissements, dans des milieux sociaux assez divers. Une bonne série, après les mauvais films de la semaine dernière.
Programme de la journée: bouquiner. Je suis en train de lire un cycle de bandes dessinées américaines intitulé "Rising stars", daté de deux mille trois, mettant en scène des individus dotés de facultés suprahumaines et de problèmes psychologiques. Par le créateur de "Babylon five". Toujours le Zola sous le coude.
Si je m'en sens le courage, commencer à trier mon bordel. Empiler les livres en un endroit moins visible ou moins gênant que le plancher. Envoyer mes papiers justificatifs pour l'inscription aux concours, il me reste deux jours. Le soir, peut-être, si je m'ennuie trop, aller au cinéma, voire passer à la fac dans le courant de l'après-midi. Mais je suis assez mou, voire légèrement indisposé, donc le repos me semble une bonne alternative. Je ressortirai au printemps, quand la lumière aura cessé de parler à mon archéocortex dans la langue des floraisons grasses.
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