Salaison tardive
Jeudi deux novembre deux mille six. Onze heures sept du matin. Je viens de dormir douze heures, ce qui semble un peu excessif après coup, mais m'a fait énormément de bien sur l'instant. J'ai pu récupérer complètement du sommeil en retard que j'avais, pour peu que le sommeil en retard existe vraiment. Du coup, j'ai raté ma première matinée de travail pour le mois de novembre, au cours de laquelle j'aurais sans doute été amené à signer mon contrat.
Hier, promenade à vélo, dans le froid et en montant des côtes modérées. Pas vraiment de courbatures, mais une fatigue accrue. Je n'ai rien fait de la soirée. L'hiver est à nos portes, et mon métabolisme m'envoie des signes de ralentissement. Il est coutumier, à cette période de l'année, que j'entre en catatonie jusqu'aux premiers mois de l'année suivante. Je ne sais pas comment cette tendance va se traduire dans le contexte actuel, mais j'espère être en mesure de me lever le matin, ne serait-ce que pour aller travailler, pour le temps qu'il me reste à tirer, ça serait dommage de passer à côté de la paie.
Programme de la journée: après un déjeuner sur le pouce, faire la queue au guichet pour m'acheter une carte orange. Il paraît qu'ils ont mis en place un système de puce électronique pour les cartes orange, mais je n'aurai pas le temps de suivre la procédure. Arriver à temps au taf pour prendre un thé/café/chocolat dégueulasse dans un gobelet avec les collègues qui sortiront de la cantine. Bosser une demi-journée. Le soir, cours de lituanien et de letton, jusqu'à vingt-deux heures. Si j'ai le temps, aller au cinéma le plus proche, pour peu qu'il joue encore un film à vingt-deux heures trente.
J'ai fait un bilan provisoire sur ma fréquentation des cinémas, depuis bientôt un an que je dispose d'un abonnement. En moyenne, je suis allé deux fois au cinéma par semaine, avec des intermèdes d'un ou deux mois sans séance, et des pics où j'ai vu vingt films en une semaine. La consommation devrait se stabiliser, si je conserve le même rythme inhumain, je n'aurai de toute façon ni le temps, ni l'énergie de m'y rendre plus souvent que trois à quatre fois par semaine. Aucune idée de ce qui se joue en ce moment, je verrai bien.
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