L'uf était dans ma plume et regardait ma main
Lundi vingt-trois octobre deux mille six. Deux heures vingt-sept du matin. Je me lève dans un peu plus de quatre heures. Je sens que la journée de demain va être rude. Pas eu le temps de faire du vélo aujourd'hui, mais ça n'est que partie remise.
Ce matin, levé vers sept heures, après trois heures de sommeil. Journée de travail sans intérêt. Transfert vers l'académie des ninjas, où j'ai dormi pendant un cours sur les institutions estoniennes. Grammaire lituanienne, exercices appliqués en estonien. Sommeil.
Vu ce soir au cinéma, "L'homme de sa vie", un film raté de je ne sais plus qui. Quelques bonnes idées, une série de plans audacieux et de belles images, mais un scénario inintéressant, des répliques à mourir de rire dans leur grandiloquence, et des situations débiles que les acteurs, qui jouent bien pour la plupart, n'arrivent pas à rattraper. Et puis, bon. Le symbolisme freudien, ça va cinq minutes.
Programme de la nuit: poursuivre ma lecture de "Notre-Dame de Paris"; je suis au beau milieu d'une longue tirade hugolienne sur l'architecture, il s'en sort mieux que je ne pensais. En fait, mauvaise foi mise à part, j'ai du mal à poser le bouquin, et je ne donne pas cher de sa peau dans les nuits à venir. Ma mère vient de se lever. Elle a dû sortir de l'hôpital dans la journée, et je l'entends qui clopine à travers les corridors. Dormir? Une idée à creuser. Je me lève dans quatre heures.
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