Lorelei, Lorelei

Publié le par Paraph


    Vendredi six octobre deux mille six. Une heure trente-cinq du matin. Fin de semaine un peu dure. Beaucoup de fatigue accumulée, un boulot à temps plein, pas tout à fait ingrat mais suffisamment répétitif et procédurier pour s'étirer comme une guimauve.

    Je prends plaisir à rendre service et à présenter aux clients l'exemple d'un administratif souriant, qui prendra toutes les précautions pour aider son prochain. Ce qui pose souvent problème, puisque la hiérarchie s'ingénie à me mettre des bâtons dans les roues. Fermer le bureau à l'heure, assurer des permanences aux heures creuses, supporter les sautes d'humeur de la responsable du restaurant du personnel, apprendre à connaître les collègues. Vivement la quille, d'autant plus que je dispose à présent de presque tous mes emplois du temps possibles, et qu'il ne me reste plus qu'à me conconcter un menu délirant. Les cours reprennent la semaine prochaine; je reprendrai ma vie d'étudiant dans deux mois.

    Hier soir, je suis tombé de fatigue et je dormais avant minuit. Ce soir, repas d'anniversaire pour les vingt-six ans de Ghazal. Elle a reçu des livres, loisir qui n'est pas sa priorité dans l'existence, et d'autres cadeaux moins intéressants, comme du parfum ou des bijoux. Ou des vêtements, je ne sais plus. Quelque chose d'inutile, en somme. Enfin, elle aime ça.

    Programme de la soirée: dormir dans peu de temps. Demain, dormir jusqu'à pas d'heure. Rester au bercail toute la journée, me reposer la jambe droite, qui me tiraille quand je marche. Relire la seconde saison, et lire la troisième, des "Invisibles". Demain toujours, préparer ma partie de jeu de rôles de ce dimanche. Et dormir. Dormir des dizaines d'heures.

   
   

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Publié dans schopenhauer

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