Quiche lorraine

Publié le par Paraph


    Samedi vingt-trois septembre deux mille six. Dix heures vingt-et-une. Je mangerais bien une quiche lorraine, mais je ne dispose pas des ressources nécessaires, c'est-à-dire quelqu'un qui me fasse une quiche lorraine. Je dois me contenter du menu fade qui se déroule, jour après jour, dans l'ordinaire familial. Ma dernière année en famille. L'an prochain, je serai exilé à l'autre bout du monde, peut-être en Lorraine.

    Hier, séance de travail à la bibliothèque de la fac. J'ai un peu avancé, mais à peine. Le cœur n'y est pas vraiment. Je ne sais même plus quel délai je dois tenir pour m'en sortir à temps. Si je boucle le mémoire avant la fin du mois d'octobre, je pourrai sans doute encore m'en tirer. Sinon, je ne sais pas. On verra bien.

    Programme de la journée: dans vingt minutes, aller garder ma nièce. Je n'ai pas réussi à m'extraire du guêpier, je suis le seul samaritain disponible. Ca va être pénible, ma nièce est adorable, mais comme tous les enfants de trois ans, elle est turbulente, et privée de ses parents, elle va me faire chier dans la colle. Je pressens deux heures de comédie. A supposer qu'à la garderie, ils acceptent de la refiler à un parfait inconnu, qui ne ressemble pas du tout à l'enfant.

    Dans l'après-midi, lectures ou marche. Ca dépendra qui me sollicite. Dans la soirée, ciné, bouffe et bière avec Tonga et son entourage. L'exil en Lorraine ne semble pas avoir entamé sa bonne humeur. Je risque d'en prendre pour mon grade, dans un an, quand je serai à sa place. J'imagine qu'il ne me laissera pas coucher avec sa copine, mais j'ai une chance avec ses quiches.

 
Publicité

Publié dans schopenhauer

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article