Polarisation
Lundi dix-huit septembre deux mille six. Neuf heures vingt-deux. Réveillé tôt, mais en forme. Matinée pluvieuse, je suis content de ne pas avoir à sortir. L'été touche à sa fin, d'après le calendrier il n'y en a plus que pour un jour ou deux. Il va sans doute mourir lentement, sous des trombes d'eau au ralenti. Comme au cinéma.
Avant-hier, samedi seize septembre, déjeuner sur l'herbe au parc floral de Vincennes. C'est beau, mais c'est payant (heureusement financé par la coopération internationale). J'y ai vu, ou revu, des gens. Moment agréable, j'ai l'impression de les connaître depuis toujours, alors que je ne les connais pas vraiment, et ce, depuis un an à peine. Ou un peu plus. Il n'y avait pas de quiche, mais de la viande salée et des pâtisseries au chocolat. Et de l'herbe. Et un concert philharmonique près d'un lac, dans le lointain horizontal. Des fleurs aussi, sans doute. Des chênes, des glands, des gens. Dans la soirée, retour maison, insomnies, lecture.
Dimanche matin, éveillé assez tôt, j'ai tué le temps comme j'ai pu. Dans l'après-midi, je suis passé prendre le thé à Massy. On a papoté jeux de rôles. Je devrais bientôt, dans un avenir proche voire lointain, donner le coup d'envoi à une campagne de super-héros. La première fois que je maîtriserai quelque chose depuis des années. Ca se passera sans doute mal. On verra bien. Dans la soirée, restau chinois avec le Sultan de passage.
Ce matin, réveillé vers huit heures. Les voisins ont relancé leurs travaux. La pluie pleut. Mon programme de la matinée inclut de la lecture, une tentative pour dépatouiller ma situation financière, en évitant si possible l'interdit bancaire, et si possible, la rédaction de mon mémoire. Si j'en trouve la force.
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