Le doutage

Publié le par Paraph


    Mercredi treize septembre deux mille six. Midi trois. J'ai plutôt bien dormi, quoique. Il faisait chaud, j'avais mal à la gorge, j'ai fait des rêves oppressants, les voisins n'ont pas arrêté de passer la perceuse dans leur aspirateur. Mais j'ai beaucoup dormi. Et la quantité vaut mieux que la qualité.

    J'ai décidé de ne pas m'inscrire en DEA cette année. Je n'aurai pas le temps, de toute façon. Sans parler de ma motivation. A l'heure actuelle, il me reste un peu moins de deux mois pour finir de bâcler mon mémoire de maîtrise. Il faut encore que je trouve le moyen d'intégrer des citations en hindi dans le corps du mémoire, avec mon ordinateur monolingue. Je m'en occuperai au dernier moment. Pour le moment, je pars à la chasse aux citations, pour remplir un tiers du mémoire si je peux. Ca me fera toujours ça de moins à écrire.

    Du coup, je suis en vacances, et c'est bien. Ou tout du moins le serai-je dès que j'aurai passé mon dernier examen, dans le courant de l'après-midi, un oral d'indonésien qui apportera un point final à ma débâcle. Cette année, je m'orienterai probablement vers l'estonien ou le guarani. C'est plus proche que l'indonésien.

    Programme de la journée: débarquer à la fac pour l'oral en question. Perdre mon temps à attendre l'enseignant responsable. Boire des thés au soleil. Traîner à la bibliothèque si je ne trouve personne à écouter me raconter ses vacances et ses projets de vie. La mort dans l'âme, travailler ma maîtrise sur un coin de table en attendant la fermeture. Dans la soirée, aller au cinéma, ou manger une soupe vietnamienne avec de l'argent que je n'ai plus.

 

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Publié dans schopenhauer

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