Salam, Bombay

Publié le par Paraph


    Dimanche dix septembre deux mille six. Vingt-trois heures quarante-neuf. Le beau temps se maintient. Il fait chaud. Le soleil règne en tyran. Les humains terrassés par tant de clémence partent en vacances à tout va. Ce soir, sur l'autoroute, pour rentrer de Massy, ça bouchonnait gentiment. Mais j'ai fini par rejoindre le domicile. Parents maussades. Ils rencontraient ce soir leur homologue, la belle-mère de mon frère, co-grand-mère de leur petite-fille. Je ne sais pas comment s'est passée l'entrevue, mais à en juger par la mine déconfite de mon père, la chaleur et l'heure tardive ont dû entrer dans la balance.

    Nous avons joué aux cartes en buvant du pastis. Un Ricard pas très bon. Le truc de base, du pastis peu goûtu. Trois verres par-ci, une petite bouteille de rouge par-là, un repas léger, pas tout à fait suffisant pour éponger l'alcool, deux verres de whisky pour noyer le poisson, et je ne suis pas tout à fait ivre, mais pour le moins fatigué, passablement déshydraté, prêt à tout sauf à une longue nuit de révisions.

    Programme de la soirée: révisions, donc. Dans neuf heures environ, je serai en train de plancher sur mon premier examen d'indonésien de la semaine. Un second vers midi. Un oral mercredi, et le tour sera joué. Je n'ai pas tout à fait le niveau. Je verrai si je suis en mesure de fournir les efforts adéquats. J'ai comme un doute, mais bon. Si le sommeil ne vient pas, je me rabattrai sur le travail. Dans les jours suivants, m'attaquer sérieusement à mon mémoire. Histoire de dire.

 

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Publié dans schopenhauer

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